L'Italie veut réduire les dépenses scolaires avec des ebooks

Clément Solym - 18.02.2009

Patrimoine et éducation - A l'international - Italie - reduire - coûts


Le gouvernement italien, via une circulaire ministérielle, prévoit de ne pas faire modifier les livres scolaires pour une période de cinq pour les classes primaires et six ans pour le collège et en parallèle vient d'encourager à l'adoption d'ebooks.

Pour Mariastella Gelmini, la ministre, ces livres électroniques permettent de mieux maîtriser les dépenses dans le domaine, mais également de réduire le poids des cartables. Ainsi, les enseignants sont appelés à choisir les manuels qu'ils souhaitent employer, et prochainement, on proposera leur téléchargement en format texte. Une idée qui avait aussi germé dans l'esprit de Xavier Darcos, mais qui fut avortée, pour ce qui est de sa partie matérielle, faute de candidats.

Or l'atout de ces fichiers, c'est qu'ils peuvent être corrigés rapidement par les éditeurs ou mis à jour en très peu de temps, voire enrichis d'annexes en fonction de l'évolution des programmes. Dans un décret prochain, le gouvernement publiera les caractéristiques techniques de ces fichiers, créant donc le standard pour l'éducation.

Le texte qui vise à minimiser les dépenses sera rendu publique le 15 avril prochain pour le collège et fin mai pour les primaires. L'adoption des décrets sur le recours aux ebooks sera dépendant du vote de ces deux textes, mais le gouvernement a réitéré là son intention de proposer également des livres gratuitement.

Voilà un an déjà que cette idée a été lancée par une association de défense des consommateurs, le Codacons, qui avait poussé le vice en proposant sur son site tous les manuels scolaires en vigueur dans les écoles du pays. Carlo Rienzi, le président de cette association avait d'ailleurs prévu une section spéciale pour faciliter le partage des livres.