L'Union européenne à court d'interprètes

Clément Solym - 01.02.2011

Patrimoine et éducation - Scolarité France - traduire - europe - penurie


À l’occasion du salon Expolangue qui aura lieu du 2 au 5 février 2011 à Paris (Porte de Versailles), l’Union européenne présentera ses différents services d’interprétation : de la Commission, du Parlement et de la Cour de Justice.

Une campagne de sensibilisation a été mise en place pour compenser la pénurie d’interprètes de langue française. En effet, selon Le Monde, plus de 700 interprètes se relaient chaque jour dans les 23 langues parlées et traduites lors des réunions de la Commission européennes.

Et ce chiffre pourrait baisser d’un tiers d’ici à 2015.

On assiste à un désintérêt des jeunes pour ce type de carrières et une diminution inquiétante du nombre de diplômés tant à la sortie d’écoles d’interprètes que des universités. Ceci ajouté aux départs massifs à la retraite des interprètes qui étaient jusqu’alors en fonction.

Dans ce contexte, la Commission européenne a réalisé un clip vidéo.


Elle présente évidemment le métier d’interprète de manière très positive, insistant sur la valorisation sociale du métier et les avantages qu’il apporte. Ainsi, être interprète pour la Commission européenne permet non seulement de voyager et de rencontrer les principaux acteurs politiques, mais aussi de développer des connaissances, tout en traduisant, sur de nombreux sujets d’actualité.

La principale qualité demandée, outre une certaine aisance pour l’apprentissage des langues en général, est une maîtrise parfaite de la langue française. Or, il semblerait que ce soit de plus en plus rare.