L'université d'Oxford perd un Nobel, qui se réfugie au Canada

Clément Solym - 02.06.2009

Patrimoine et éducation - A l'international - université - Oxford - Nobel


On a beaucoup parlé de Derek Walcott ces derniers temps, et malheureusement pas pour se régaler de la qualité de ses poèmes.

Alors qu'une place d'enseignant se libérait à Oxford et qu'un appel à professeur fut lancé, ce dernier a subi une campagne de diffamation, alors que l'une des concurrentes avait fait ressortir de vieux dossiers. On y parlait de harcèlement sexuel - affaires pour lesquelles Derek ne fut cependant jamais reconnu coupable.

Et aujourd'hui, c'est vers le Canada que le poète s'envolera, puisque l'université d'Alberta lui a proposé un poste pour cet automne. La place est confortable : pour un contrat de 3 ans, Derek assurera 6 semaines d'enseignement, portant sur la poésie et la dramaturgie.

Ruth Padel, qui avait été élue pour le poste à Oxford a, elle, démissionné quelques jours après sa nomination, ayant reconnu qu'elle avait pris une part active à la diffusion d'un document intitulé Le professeur lubrique, qui visait clairement à discréditer la candidature de son confrère.

Du côté d'Alberta, on se frotte bien évidemment les mains : la présence d'un Nobel de littérature qui va prodiguer son enseignement à des étudiants de première année, c'est du pain béni, explique-t-on.

Derek était déjà passé à plusieurs reprises dans l'université pour diverses interventions, qui avaient ravi la direction de l'établissement : pour Carl Amrhein, vice-président estime que la décision de l'intégrer à son équipe fut extrêmement facile...