L'université de Pékin rachète des milliers d'ouvrages au Japon

Louis Mallié - 06.05.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Chine - Japon - Université de Pékin


L'Université de Pékin a racheté 28.000 livres anciens au Musée des arts d'Okura, indique le site CCTV.com. Véritables reliques historiques vieilles de plusieurs siècles, les ouvrages portent sur la poésie, la littérature, et la philosophie.

 

 

 

 

L'ensemble contient de nombreuses pièces particulièrement rares :  « Nous avons là des livres collectés par la cour royale, peu après que l'empereur Qian Long ait ordonné la compilation de la « Siku Quanshu»,  « Bibliothèque des quatre trésors». Ils ont tous été tamponnés du sceau de l'Académie impériale, ce qui fait d'eux des pièces extrêmement rares. Il y en a uniquement environ 1000 dans le monde. Et ici nous en avons 20 lots, et 18 livres », a expliqué Luo Lin, chercheur à la Bibliothèque Natioanles de l'Académie des Sciences chinoises. 

 

 Ce nouvel achat fait donc de l'université de Pékin la troisième plus grande bibliothèque de Chine en terme de livres « Siku Quanshu ». La collection inclut des livres datant des dynasties Ming, Yuan et Song, (dynasties allant du Xe siècle de notre ère au XVIIe). Selon les âges, la forme des livres change, suivant l'évolution des différentes techniques de fabrication : les livres de la dynastie Ming présentent par exemple la spécificité d'être imprimés à l'aide de caractères en bronze.

 

« Ces livres sont rares. En posséder un seul est une véritable chance, et ici, nous en avons 11 coffrets, qui sont des recueils de poésie », précise Zhu Qiang, directeur de la bibliothèque de l'Université de Pékin.  Au total le rachat des livres a coûté près de 100 millions de yuan, soit une douzaine de millions d'euros pour un financement assuré à 50 % par le Ministère des Finances ainsi que celui de l'éducation.

 

L'université entend à présent s'atteler à la conservation des ouvrages, afin de les rendre consultables le plus largement possible. « Numériser les ouvrages est une solution. Nous les enregistrerons en format numérique avant de les imprimer pour en faire bénéficier plus de lecteurs », a expliqué le directeur. Les ouvrages seront exposés un temps, après quoi ils ne seront consultables plus que par rendez-vous.