La France enseigne sa langue à 10.000 boursiers brésiliens

Julien Helmlinger - 20.03.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Francophonie - Enseignement - Brésil


Ce mercredi, à la veille de la Journée mondiale de la francophonie, le gouvernement français a lancé depuis Brasilia son programme intitulé Français sans Frontière. Une entreprise qui s'inscrit dans un plus vaste projet brésilien, Sciences sans frontières, et se destine à enseigner la langue nationale à quelque 10.000 boursiers locaux qui se spécialiseront dans des universités internationales. Des cours par internet, adaptés aux débutants et offerts gratuitement.

 

 

 

 

Le ministre de l'Éducation brésilien, Henrique Paim, qui s'exprimait lors d'un événement à l'Ambassade de France, a déclaré : « Le Brésil s'est réveillé tard en matière d'éducation. Nous devons récupérer le temps perdu. Nous devons internationaliser de plus en plus nos universités », s'exprimant en présence de la ministre déléguée aux Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret.


Le projet Français sans frontières se traduira par des cours de langue pour débutants, qui seront enseignés par internet, et par le biais de l'Alliance française. Les 10.000 étudiants bénéficiaires, inscrits dans des universités internationales dans le cadre du programme lancé en 2011, Sciences sans Frontières, pourront les suivre gratuitement, précise l'AFP.


Comme l'a expliqué Jean-Paul Lefèbre, délégué général de l'Alliance française au Brésil, par cette initiative le gouvernement brésilien entend bien inciter les jeunes boursiers « à faire des études et spécialisations à l'étranger ». C'est pourquoi depuis le lancement de Sciences sans frontière, le Brésil met en place divers accords pour enseigner des langues étrangères à ses étudiants.

 

Le programme Français sans Frontière en fait partie, et a été signé lors de la visite de François Hollande au Brésil au cours du mois de décembre dernier. Il constitue le second accord de ce type après Anglais sans Frontière, tandis que celui avec l'Espagne devrait suivre, selon le ministre brésilien.