La France signe un accord avec l'Inde pour préserver le patrimoine écrit

Camille Cornu - 09.11.2015

Patrimoine et éducation - A l'international - France Inde - mémorandum d'entente - BnF Calcutta


Le 28 octobre, le président de la Bibliothèque nationale de France Bruno Racine s'est rendu à la Bibliothèque nationale d'Inde, à Calcutta, où il a signé un protocole d'accord (mémorandum d’entente) sur la conservation numérique et la conservation des documents écrits, des archives et des manuscrits.

 

BookScanner et numérisation de livre

ActuaLitté, CC BY-SA 2.0

 

 

L'accord implique principalement le développement d’une coopération digitale, de partage de techniques, de connaissances, et la construction de nouvelles compétences et d'une coopération culturelle entre les deux pays. 

Il vient soutenir un programme de numérisation de vieux manuscrits et documents commencé en France il y a sept ans, qui sera rendu possible en s'enrichissant des connaissances et de l'expérience de l’Inde dans ce domaine.

 

L'accord a été signé entre Bruno Racine, président de la BNF, et Streya Guha, secrétaire adjointe au ministère de la Culture, qui a souligné qu'elle tenait particulièrement au projet de construction d'une bibliothèque nationale en Inde qui conservera et rendra accessible de nombreux manuscrits et archives. C'est un projet que le protocole s'efforcera de mettre en œuvre sur le long terme. Cette bibliothèque nationale virtuelle réunira toutes les ressources en possession des différentes institutions et organisations des deux pays. 

 

La France profitera également de l’aide de l’Inde pour déchiffrer et trier les centaines de documents en sanskrit et en tamoul qu’elle possède, ce qui inclut une correspondance entre l’écrivain Rabindranath Tagore et l’universitaire français Sylvain Lévi, ainsi qu'avec l'écrivain Romain Rolland. De nombreuses conférence et déclarations indo-françaises sont également au programme. 

 

Dans une interview, Bruno Racine déclarait que « La numérisation ne connaît pas de frontières. Nous nous intéressons aux pays qui la recherchent, et nous essayons de comprendre leurs priorités. Nous avons une collection indienne que nous pouvons partager. Si nous voulons un portail unique pour la France et l’Inde, ce que j'aimerais, nos formats devront être compatibles. L'échange d'informations est toujours utile, en particulier pour ce qui concerne la préservation sur le long terme, qui concerne particulièrement le patrimoine numérisé. »

 

(via Igovernment)