La Langue des signes reste un “droit fondamental à l’éducation”

Victor De Sepausy - 01.11.2018

Patrimoine et éducation - Scolarité France - langue signes française - LSF apprentissage France - Education nationale LSF


Assiste-t-on à la marginalisation de l’enseignement de la langue des signes française ? C’était l’inquiétude soulevée par le député Alexis Corbières (France insoumise, Seine-Saint-Denis), en mai dernier. Interpellant le ministère de l’Eduction nationale, il pointait « une dégradation des conditions d’apprentissage à l’école pour les enfants handicapés, atteints de surdité ».


Livre jeunesse Langue des signes - Livre Paris 2016
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

Jean-Michel Blanquer s’est fendu d’une réponse circonstanciée, pour rassurer le parlementaire. D’abord, la LSF « est reconnue comme langue à part entière. Tout élève concerné doit pouvoir recevoir un enseignement de la langue des signes française ». 

 

Son apprentissage, comme celui du français tout court fait l’objet d’une attention particulière. Et les élèves sourds ont ce « droit fondamental à l’éducation », comme les autres. Il revient ainsi au système éducatif de s’adapter pour offrir aux jeunes en situation de handicap « les meilleures chances de réussite scolaire à partir d’une diversité de parcours ».

 

Et d’énumérer les différents programmes en cours, ainsi que les circulaires et dispositifs déployés sur le territoire français. Avec, entre autres, le parcours de formation du jeune sourd (PEJS). Ce dernier « s’adresse à des jeunes sourds pour lesquels les familles ont fait le choix d’un mode de communication, soit bilingue (langue des signes/français écrit), soit en langue française ».

 

Le PEJS va permettre de regrouper dans un secteur géographique les ressources qui faciliteront l’accompagnement des élèves, pour que les sourds ne se sentent pas isolés. Et de préciser toutefois : « En revanche et en l’absence d’élève à scolariser dans un PEJS, pendant une année scolaire, le fonctionnement d’un PEJS peut être temporairement suspendu, ce qui est le cas dans la Seine-Saint-Denis. »
 

Inquiétude autour de la disparition
de la langue des signes française à l'école

 

En réalité, ce serait donc une question d’offre et de demande : chaque académie propose un PEJS dès la maternelle, et jusqu’au lycée. Les recteurs se sont fait rappeler l’importance de ce déploiement et chaque académie « a ainsi été invitée à ouvrir un PEJS complet ».

 

Autrement dit, qui compte « une classe d’élèves sourds recevant des enseignants dans toutes les matières en langues des signes ou une classe mixte mêlant des élèves sourds et entendants, avec un enseignant entendant et un co-enseignant, d’ici la rentrée 2018 ».




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