La performance de l'enseignement secondaire au rapport

Julien Helmlinger - 23.07.2014

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Education - Enseignement secondaire - Dépenses


Démarche d'évaluation de la comptabilité nationale comparée aux autres pays européens. À l'heure des déficits et de la dette hérités de la crise, on évalue l'efficience des dépenses publiques. Dans une note d'analyse pointant celles qui auront manqué de porter leurs fruits, et constituent désormais une piste de réduction de l'investissement public, France Stratégie décrit l'enseignement secon­daire français comme par­ti­cu­liè­re­ment inef­fi­cient.

 

 

 

 

Au rang des dépenses qui n'auront pas convaincu France Stratégie, ex-commissariat géné­ral à la stra­té­gie et à la pros­pec­tive, on retrouve non seulement l'enseignement secon­daire, mais aussi le sys­tème de santé et les retraites, qui représenteraient les plus mau­vais rap­ports coût/efficacité.

 

Pour parvenir à leurs conclusions, les auteurs de la note, Céline Mareuge et Catherine Merckling, ont com­paré, à travers le prisme de ce rapport coût/efficacité, les per­for­mances de la France avec celles d'autres pays de la zone euro, dont l'Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni.

 

La France investirait 2,4 % de son PIB dans ce poste de comptabilité, presque le double par rapport à la Suède, et pourtant selon le constat de France Stratégie : les dépenses en ensei­gne­ment secon­daire ne démontrent pas une per­for­mance remar­quable au regard des autres pays.

 

Le redou­ble­ment, jugé coû­teux et inefficace constituerait l'une des raisons de ce manque d'efficience. Selon l'OCDE, 28 % des élèves fran­çais de 15 ans ont redou­blé au moins une fois, contre 12 % en moyenne dans les pays membres de l'UE. La facture du redoublement serait estimée à près de 2 mil­liards d'euros par an dans l'enseignement obli­ga­toire.

 

Si les dépenses allouées à l'enseignement secondaire sont d'importance en France, les amé­lio­ra­tions ne sont malheureusement pas notables selon le rapport, que ce soit en termes de taux de décro­chage, de taux de diplô­més du secon­daire, ou encore de scores des élèves fran­çais aux tests PISA.

 

Dans un autre rap­port, sur la France en 2025, France Stratégie préconisait un investissement massif dans l'éducation, mais plus par­ti­cu­liè­re­ment dans l'optique de financer l'accueil des jeunes enfants ainsi que la for­ma­tion des enseignants.