La réforme du lycée officialisée : réorientation, histoire-géo, etc.

Clément Solym - 28.01.2010

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - réforme - lycée - officielle


Septembre 2010, ce n'est pas si loin, et déjà les futurs élèves de seconde (générale ou techno) savent qu'ils tomberont sous le coup de la tant contestée réforme du lycée. Au journal officiel est donc validé par deux décrets et deux arrêtés ce chamboulement qui interviendra pour la rentrée prochaine, alors que le Conseil supérieur de l'éducation l'avait entériné le 10 décembre dernier.


Ils concernent la classe de seconde, l'orientation des élèves puis les deux dernières étapes du lycée, la 1ere et la Terminale.

Notons particulièrement l'article 2 du décret 2010-100, sur la réorientation, assez bien accueillie par le Sgen-CFDT et le SE-Unsa, les parents d'élèves de la Peep (FCPE et UNL s'étaient montrés plus réservés) :
« A l’intérieur du cycle terminal de la voie générale et de la voie technologique du lycée, un changement de voie d’orientation peut être réalisé, en cours ou en fin d’année, sur demande écrite des responsables légaux ou de l’élève majeur, après avis du conseil de classe. Lorsque ce changement a lieu dans le même établissement, il est prononcé par le chef d’établissement dans le délai d’un mois qui suit la demande. Lorsque le changement implique l’affectation dans un autre établissement, il est prononcé par l’inspecteur d’Académie, directeur des services départementaux de l’éducation nationale, dans les conditions fixées à l’article D. 331-38, après avis du chef de l’établissement d’accueil. »
En outre, l'optionnalité tant contestée de l'histoire-géo pour les classes de Terminale S, les enseignements d'exploration de 1h30 hebdomadaire pour la seconde.

Enfin, l'accompagnement personnalisé, deux heures hebdomadaires, en classes réduites, laissées à la libre appréciation de l'établissement... On consultera le JO du 28 janvier, section Éducation nationale pour les retrouver tous.

Selon un sondage révélé par le ministère, 76 % des Français seraient favorables à cette réforme.