Les manuscrits recèlent des mystères, aussi bien dans leur contenu que par leur histoire. Un chercheur anglais du nom de John-Mark Philo a récemment découvert qui se cachait derrière une traduction du premier livre des Annales de Tacite. Achevé à la fin du XVIe siècle, le manuscrit n’aurait été écrit par nulle autre que la Reine Élisabeth, première du nom.

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C’est en cherchant des œuvres de Tacite dans la bibliothèque de Lambeth Palace, à Londres, que l’historien anglais John-Mark Philo tombe par hasard sur ce livre non signé. L’ouvrage en question est une traduction manuscrite du premier livre des Annales de Tacite dans lequel le sénateur romain relate la mort d’Auguste et la montée en puissance de son successeur, l’empereur Tibère. 

John-Mark Philo se lance alors dans un vrai travail de détective qui aboutira à une surprenante découverte : l’autrice de ce manuscrit est la reine Élisabeth... Pour arriver à une telle conclusion, le chercheur anglais s’est appuyé sur de nombreux indices probants, assure-t-il. D’abord, le manuscrit a été rédigé sur un type de papier bien spécifique, largement utilisé par la dynastie des Tudor dans les années 1590.

Autre preuve, l’apparition de trois filigranes qui correspondent à ceux utilisés par la Reine dans sa correspondance personnelle : un lion, les initiales G.B, ainsi qu’une estampille en forme d’arbalète. L’indice le plus convaincant a été l’écriture manuscrite elle-même. « J’ai rassemblé un échantillon de son écriture aussi large que possible », explique le chercheur à la BBC, avant d’affirmer que les écritures correspondaient à celle du manuscrit.
 

Entre écriture illisible et jolie calligraphie, le mystère plane toujours
 

John-Mark Philo explique avoir reconnu l’écriture illisible et brouillonne de la Reine. « Les corrections apportées à la traduction correspondent à l’écriture d’Élisabeth Iere, qui était, pour le moins qu’on puisse dire, idiosyncratique » déclare-t-il. « De manière générale, plus vous êtes haut dans la hiérarchie sociale, plus vous pouvez laisser votre écriture devenir plus confuse et difficile. » 
 

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Pour John Overholt, conservateur des manuscrits et livres anciens à la bibliothèque Houghton de l’université de Harvard, l’écriture dissipée et confuse de cette traduction ne semble pas être celle de la reine. « Je suis un peu déconcerté par la persévérance de cette histoire à maintenir le fait que l’écriture d’Élisabeth Iere serait désordonnée » affirme-t-il dans un tweet

« En tout état de cause, son écriture était assez jolie », reprend-il en s’appuyant sur une photo d’une lettre écrite par la reine alors âgée de 19 ans.

 

 


Le débat s’est alors ouvert sur le réseau social où certains utilisateurs s’efforcent d’élucider le mystère. « La traduction était copiée par l’une de ses secrétaires, mais les corrections et les ajouts correspondent à la main très distinctive de la reine », affirme l’un d’entre eux. 




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