Le Canada investit 4,4 millions $ pour renforcer le bilinguisme

Clément Solym - 20.07.2012

Patrimoine et éducation - A l'international - Harper - Québec - UNEC


Alors que la langue française est de moins en moins parlée au Québec, le Patrimoine canadien choisit de renforcer l'anglais dans le pays francophone, décision contre laquelle l'UNEC, union des écrivaines et des écrivains québécois proteste.

 

 

provinces canadiennes - boulevard de la confédération, Ottawa

 abdallahh via Flickr

 

 

4,4 millions de dollars, c'est la somme qui vient d'être débloquée par le ministère du patrimoine canadien, dans 22 organismes, pour faire la promotion du bilinguisme, d'après un communiqué du syndicat professionnel créé en 1977.

 

Danièle Simpson, sa présidente, déplore cet état de fait « Plutôt que de se préoccuper de la situation précaire dans laquelle se trouve la langue officielle du Québec, le gouvernement Harper choisit d'accentuer l'érosion. » 

 

Pareil soutien financier pourrait susciter l'étonnement dans un pays outre-Atlantique qui baigne dans un environnement anglo-saxon, et surtout, quand la pratique du français régresse; d'autant plus qu'au début du mois, un forum sur la langue française avait pourtant signalé cette fragilisation et la nécessité d'y remédier (voir notre Actualitté.) En particulier dans le domaine éducatif.

 

Pour l'UNEQ, qui regroupe près de 1400 écrivains et dont la voix semble avoir été ignorée, un tel investissement dans des organismes qui avaient clairement manifesté leur opposition à la primauté du français au Québec notamment en ce qui concerne le dossier des écoles passerelles, est tout simplement inacceptable.