Le Collectif opposé à Base élèves réclame la destruction du fichier

Clément Solym - 26.04.2009

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - collectif - base - elève


Le ministre de l'Éducation nationale recevra sous peu un texte émanant du collectif CNRBE (Collectif national de résistance à base élèves) qui a hier été adopté lors d'une réunion à Bourg-lès-Valence, dans la Drôme. Ce « texte fédérateur demandant le retrait du fichier Base élèves », découle de la deuxième réunion nationale du collectif, expliquait Vincent Frisot, l'un de ses membres, à l'AFP.

Après avoir saisi la justice en décembre 2008, pour empêcher que l'application, prévue pour la rentrée 2009, de Base élèves ne soit effective, plusieurs plaintes pénales contre X ont été déposées dans différents départements. La rédaction de ce texte passe alors un nouveau cap dans la lutte contre un fichier qui, selon le Collectif, porte gravement atteinte aux lois et conventions relatives à la protection de la vie privée. Entre autres...

Dans le texte qui parviendra à Xavier X-man Darcos, le ministre aux super-pouvoirs, on réclame dès lors « la destruction de l'ensemble des données nominatives recueillies illégalement ainsi la non-publication hors de l'école des données à caractère personnel relatives aux élèves et à leurs familles ». Depuis son officialisation le 20 octobre 2008, par arrêté ministériel, Base élèves premier degré n'a pas cessé de s'attirer les foudres du Collectif.

Outre les plaintes, les actions visant à réduire au silence ce fichier, on notera des recours devant le Conseil d'État, mais également une action intentée auprès du comité des droits de l'enfant de l'ONU à Genève. Complété par les chefs d'établissements, Base élèves doit servir au suivi des parcours scolaires des élèves, mais le collectif, constitué d'enseignants et de parents d'élèves, désapprouve également le fait qu'il puisse être communiqué aux forces de l'ordre.