Le corsaire Surcouf confond un collectionneur, un peu voleur

Victor De Sepausy - 30.11.2018

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Surcouf pirate histoire - pistolets manuscrits archives - voler oeuvres documents


Robert Surcouf débuta très jeune son aventure de corsaire : il aurait pris pied à 13 ans sur son premier navire. Travaillant pour le Royaume de France, il s’en prenait régulièrement à la marine britannique. Que ce soit en Europe et jusqu’en Inde, le Capitaine corsaire né à Saint-Malo vient de servir de nouveau les intérêts français.


France-001074 - Robert Surcouf
Dennis Jarvis, CC BY SA 2.0


Tout commence avec le vol de pistolets ayant appartenu à Surcouf. Le receleur présumé – le jugement interviendra ce 12 décembre à Coutances (Manche), précise l’AFP – avait dérobé ces pièces dans un musée de Saint-Malo, en septembre 2017. Les armes, datées de 1825, (Surcouf a alors 51 ans, il mourra le 8 juillet 1827), sont estimées à 10.000 €.

Or, les pistolets n’étaient que la partie visible de l’iceberg : tout accuse en effet le voleur d’avoir dérobé entre 400 et 500 documents et archives, dont un ouvrage signé par Édouard Le Héricher, L’histoire et description du Mont-Saint-Michel : l’ouvrage vaudrait quelque 5000 €, selon les forces de police. 

Dérobé à la médiathèque de Granville, le livre n’intéressait manifestement pas autant que cela notre escroc. « On a pu remonter jusqu’à lui grâce au geste citoyen d’un libraire parisien à qui le suspect a souhaité vendre au matin du 16 novembre cet ouvrage de 1848 », indiquait le procureur de la République, dans une conférence de presse.

En remontant ce fil, poursuit Cyril Lacombe, la police a pu découvrir un butin inédit : l’homme était manifestement collectionneur avisé et frénétique, mais totalement inconnu des autorités. 

Pour sa défense, il a indiqué que sa démarche ne visait, concernant les armes de Surcouf, qu’à démontrer les problèmes de sécurité que l’on peut rencontrer dans des musées. « Manifestement il y a eu des failles de sécurité. A mon avis, cela vaut pour de nombreuses œuvres d’art en France [...] on peut détourner des biens de manière assez facile », déplore en effet le procureur de la République.

Les vols, effectués entre 2015 et 2018 pourraient coûter jusqu’à 7 années de prison et 100.000 € d’amende. 

Dans le butin de ce pirate moderne, 124 documents appartenaient aux archives de la Manche, et 44 autres furent subtilisées à la médiathèque de Granville. 
 



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