Le décrochage scolaire au Québec, une catastrophe

Clément Solym - 28.05.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - décrochage - scolaire - Québec


Une étude affole clairement Réjean Parent, président de la Centrae des syndicats (CSQ) au Québec. En effet, des résultats relativement sinistres se sont abattus sur le milieu scolaire pour montrer des périls certains.

Décrochage : le désastre éducatif

« Les données concernant le taux de décrochage scolaire publiées ce matin illustrent une réalité sociologique déjà bien connue à savoir que la pauvreté, l’intégration massive des élèves sans ressources et la sélection des meilleurs élèves dans les écoles à vocation particulière sont des facteurs qui ont pour effet de concentrer les élèves en difficulté dans certaines écoles. Donc, rien de neuf, mais qui démontre que cette situation malheureuse et inacceptable perdure », commente Réjean.

Pauvreté, élèves sans ressources, tri sélectif en fonction de la réussite : tout cela appelle un changement nécessaire et vital : « Il faut agir sur la pauvreté, investir davantage en éducation, particulièrement dans les milieux défavorisés et ce n’est pas les quelques programmes existants qui permettront d’améliorer la situation » selon M. Réjean.

Un élève sur trois, dans la moitié des établissements

En effet, dans certains établissements, on atteint jusqu'à 85 % de décrochage révèle une étude. On y apprend que pour près de la moitié des établissements de Montréal, un élève sur trois a quitté les bancs de classe avant la fin de son cursus secondaire au cours de l'année 2006-2007.

Pour la ministre Michèle Courchesne, la situation est extrêmement préoccupante, mais « ce n'est pas en un an que l'on passera de 70 % de décrochage à 10 % », commentait-elle. « On fait comme si rien ne se passait. Il faudrait injecter des centaines de millions de dollars pour régler le problème », clame avec fureur Robert Cadotte, spécialiste de l'enseignement en milieu difficile.

Bien que l'essentiel des informations sur ce point n'ait pas été dévoilé, les chiffres avancés alarment durablement la Belle Province, depuis leur publication dans le Journal de Montréal, dans l'édition de lundi.