Le Kindle DX encore inadapté aux besoins des étudiants

Clément Solym - 05.05.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - kindle - dx - etudiants


Depuis 2009, les étudiants de sept universités américaines utilisent gratuitement le Kindle DX. Comme les universitaires de Princeton (notre actualitté), les trente-neuf élèves en informatique de Washington l'ont dédaignée ! (via Seattle times)

Certes, le Kindle DX a des atouts : son écran auto-rotatif de 9,7 pouces de diagonale (1200 x 824 pixels) permet de lire au soleil sans miroitement, les polices de caractères sont modifiables, et les seize niveaux de gris sont doux pour les yeux.

L'utilisateur peut acheter et télécharger des livres en une minute, sur une tablette pouvant contenir plus de trois mille ouvrages, dont des documents personnels, pour un poids de cinq cent trente-cinq grammes. La tablette a d'autres fonctionnalités, comme l'insertion de notes, l'écoute de fichiers musicaux, l'oralisation de textes, l'accès aux réseaux sociaux ; elle affiche aussi bien des textes que des graphiques, des tableaux et des cartes.

Quelques obervations

Mais les sept femmes et trente-deux hommes sondés, âgés de 21 à 53 ans, sont implacables : sept mois après l'étude, plus de 60 % d'entre eux ont délaissé la liseuse, alors que ce sont des adeptes de l'informatique. Les utilisateurs lisent dans des lieux fixes et protégés du vol : 47 % de la lecture est réalisée à la maison et 25 % à l'Université.

Les élèves soulignent que la lecture sur écran rend plus difficile la mémorisation visuelle. Le papier permet au contraire de relever et de corner des pages, de souligner des mots, de dessiner et d'écrire des notes dans les marges facilement. La consultation des références bibliographiques serait même plus aisée sur un ordinateur que sur la tablette !

Des efforts à faire

Enfin, si la gamme de gris de Kindle DX a un certain charme désuet, comment extraire rapidement les informations contenues dans des diagrammes en couleurs ? L'enseignante, Madame Lee, a estimé que les logiciels devraient être modifiés, car un historien ne lira pas de la même manière qu'un mathématicien.

Pour Alex Thayer, l'étudiant qui présentera ce bilan la semaine prochaine à Vancouver, le lecteur ebook qui remplacera le papier reste à inventer ; selon lui, le livre électronique et sa version imprimée deviendront complémentaires.

Cinq autres universités pilotes n'ont pas encore communiqué leurs appréciations. Il n'est pas sûr qu'Amazon les attende avec impatience.