Le lycée de Chatel : la réforme globale arrive en octobre

Clément Solym - 07.10.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - lycée - Chatel - réforme


La classe de seconde y aura droit l'an prochain, mais le ministre Chatel ne compte pas s'arrêter en si bon chemin, puisque c'est la « réforme globale » du lycée qu'il compte mettre en place, et ce, pour la rentrée 2010 (comme prévu) également. Selon lui, il devient vital d'adapter « le lycée au monde d'aujourd'hui, sans casser ce qui marche ».

Aussi présentera-t-il pour ce faire son plan de refonte des lycées dans le courant du mois d'octobre, lequel étant déjà de quelques jours commencé, laisse un compte à rebours bien enclenché.

Mais si réforme il doit y avoir, on redoute de voir le ministre partir dans la mauvaise direction de réflexion : « Qui peut accepter que 50 % des jeunes ratent leur première année à la fac ? » Ah, mais, monsieur le ministre, il ne faut pas nécessairement rejeter la faute sur l'enseignement du lycée, mais plutôt la politique qui a poussé durant des générations les bacheliers à s'inscrire en université avant que ces derniers ne se rendent compte qu'ils n'avaient rien à y faire... et n'y fassent justement rien.

Une réforme, certes, mais probablement déjà basée sur de mauvaises raisons. Ne présumons cependant pas. Car justement, la question de l'orientation a été soulevée, au cours de cette audition devant la commission des affaires culturelles de l'Assemblée nationale. Avec l'instauration d'une « vraie dynamique de ressources humaines dans cette maison » qu'est l'Éducation nationale.

En parallèle, il évoque le droit à l'erreur, dans les choix effectués par les élèves - on appréciera la contradiction - avec de multiples accès plus resserrés entre filières professionnelles et technologiques.

Car dans son grand plan d'action, Luc Chatel également évoqué la revalorisation des salaires d'enseignants : « Nous allons fournir un effort important - équivalant au versement d'un 13e mois - qui est la contre-partie de la masterisation. » Voilà le premier effet Kiss Kool, avec une estimation basse : pas moins de 100 € de hausse pour les salaires des profs débutants. Le constat ministériel est triste, « un enseignant français en début de carrière est moins rémunéré que dans d'autres pays développés ».