Le ministère s'explique sur les manuels scolaires périmés

Clément Solym - 23.10.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - manuels - scolaires - périmés


Le ministère de l'Éducation nationale a réagi à la charge du SNE (syndicat national de l'édition) concernant les manuels scolaires en primaire et au collège.

En effet, le syndicat avait indiqué que 80 % des écoliers de CE2 et CM2 n'avaient pas les manuels se rapportant aux nouveaux programmes scolaires de ces classes. Il avait aussi relevé que 1 élève de 6e sur trois n'avait pas le bon manuel de français et pour la technologie le taux atteint même moins d'un élève sur 10. Le SNE avait aussi estimé qu'un élève sur deux en 3e n'avait pas le bon manuel d'anglais, accusant le gouvernement de ne pas se donner les moyens de réaliser ses réformes et de creuser les inégalités.

En primaire

Le ministère a expliqué qu'il n'intervenait pas sur les achats de manuels en primaire : « le financement et le choix d'équipements en manuels relèvent des communes en relation avec les directrices et les directeurs d'école. Ni le choix des communes, ni les choix pédagogiques, ni les stratégies des éditeurs privés ne relèvent de l'État ».

Pour ne pas marquer un trop profond désintérêt pour le primaire, le ministère a souligné qu'il était « en revanche très attentif à la réussite de tous les élèves, c'est pourquoi un dispositif d'évaluation bilan nationale a récemment été mis en place, afin de vérifier que tous les élèves sont à même de réussir sur tout le territoire ». Et l'on sait à quel point ce dispositif est peu apprécié.

Au collège

Concernant le collège, l'AFP relève que le ministère a affirmé que le renouvellement des manuels scolaires pourrait se faire « progressivement » ce qui « n'est pas nouveau ! » selon lui. Enfin, le ministère a tout de même concédé l'urgence du renouvellement de manuels en ce qui concerne les langues étrangères.

Le directeur général de l'enseignement scolaire au ministère, Jean-Louis Nembrini, a déclaré : « Pour ce qui concerne l'enseignement des langues vivantes, les nouveaux programmes mettent l'accent sur l'apprentissage de l'oral : des manuels à jour sont donc essentiels, mais ils doivent être complétés par d'autres outils que les éditeurs proposent dans leurs catalogues ou que les professeurs conçoivent eux-mêmes ».