Le ministre de l'Education québécois regrette des propos “très malhabiles"

Clément Solym - 26.08.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Québec Livres - bibliothèques Bolduc - enseignement lecture


Boulette de parcours, pour le ministre de l'Éducation québécois, Yves Bolduc, qui depuis quelques jours se fait légèrement houspiller. Pour avoir assuré que les bibliothèques scolaires n'avaient pas besoin de livres supplémentaires, et que les enfants ne mourraient pas de leur absence, il avait subi les foudres de la Toile. « J'ai pris en compte les critiques », assure-t-il maintenant.

 

035/365 - April 23, 2009 (Y2)

Morgan, CC BY 2.0 

 

 

Parlant d'une déclaration « très malhabile », le ministre de l'Éducation est donc revenu sur ses propos. « Je fréquente beaucoup les librairies et puis je le regrette, et ça ne représente vraiment pas ma pensée », promet-il. Devant la controverse grandissante, les options se réduisaient à peau de chagrin.

 

Surtout quand, la semaine passée, le ministre déclarait, au sujet des pertes de chiffre d'affaires pour toute l'édition : « Quelque part, lorsqu'il y a une restriction budgétaire, il y a des gens qui vont faire moins d'argent. » Un pragmatisme plutôt mal encaissé.

 

Tout était parti de ce que les commissions scolaires de la Belle Province allaient voir leur budget méchamment raboté, pour l'achat de livres à destination des bibliothèques. Levée de boucliers immédiate de la part des organisations professionnelles, et plus encore des auteurs, et protestation massive sur les réseaux. La machine de guerre internet se met en branle.

 

Confirmant les informations dévoilées par Le Devoir, le ministre appuyait alors ses propos : « On va demander aux gens vraiment de protéger ces secteurs-là parce qu'on ne veut pas régresser au niveau de l'éducation. » Le ministre avait été quelque peu poussé par le premier ministre, Philippe Couillard, pour qui « un enfant n'a jamais assez de livres ». Cacophonie de la communication, et en fin de compte, revirement complet.

 

« Ça arrive dans la vie d'un politicien qu'un moment donné tu commets une maladresse, je le reconnais, j'ai pris en compte les critiques », assure M. Bolduc. Sa priorité restera de maintenir un apprentissage efficace pour les jeunes, et leur garantir un enseignement de qualité.