Le peuple britannique appelé à sauver le cottage de William Blake

Clément Solym - 12.09.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - William Blake - crowdfunding maison - cottage sauver


Il faudra trouver 520.000 £ pour que la maison de William Blake puisse être préservée, somme que l'on ne trouve pas sous le sabot d'un cheval. Paradis perdu et retrouvé, l'endroit abrita le poète et peintre pré-romantique entre 1800 et 1803. Or, la Blake Society, qui tente de racheter les terres, a jusqu'au 31 octobre pour trouver les fonds. C'est court. Mais suffisant pour solliciter les citoyens.

 

 

 

Le projet s'articule donc sur une campagne de crowdfunding, afin de transformer l'endroit en une résidence pour artistes, poètes, et tout créateur (créatrice, évidemment), à même de poursuivre l'héritage de l'auteur. Des fans aussi prestigieux que Philip Pullman, Stephen Fry, ou encore l'impossible Alan Moore et Russel Brand s'y sont déjà associés.

 

C'est dans cet endroit que Blake écrivit son poème Jerusalem (And did Those feet in ancient time, le premier vers), qui servit de préface de Milton: a poem, publié en 1804 et qui, une fois mis en musique par Hubert Parry, fut revendiqué comme un hymne patriotique anglais. 

 

« Nous espérons le soutien de tous ceux qui se renforcent de l'idée que, quelque part dans le monde, un tel endroit existe : une maison pour l'imagination dissidente », expliquent les organisateurs de la campagne, qui sera officiellement lancée le 19 septembre

 

 

 

Une certaine confiance anime d'ailleurs le projet. « Nous pensons que s'il nous est possible de réunir le montant, en demandant un peu à un grand nombre de personnes, cela nous donnerait l'indépendance financière nécessaire. Blake est un personnage complexe, qui a tendance à mordre la main qui le nourrit, il est donc préférable de jouir de cette indépendance », assure le président de la société, Tim Heath. 

 

Or, si le projet enflamme, c'est que l'on connaît neuf foyers à Blake, mais que deux seuls ont survécu au temps – le second se trouvant à Londres.  (via Guardian)