Le « Plan licence » diversement appliqué dans les universités françaises

Clément Solym - 16.09.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - universités - plan - licence


A l’heure où le « Plan licence » devrait être rentré en application dans toutes les universités de France, un rapide tour d’horizon permet de voir que chaque établissement n’a pas mouillé la chemise de la même façon…

Que faire pour réduire l’échec en première année :

Si beaucoup ont développé le soutien ou l’information autour des filières proposées, le volume des cours est presque toujours resté stable.

Face à des objectifs de taille (limiter l’échec des étudiants en première année), le « Plan licence » est souvent développé à minima. A Toulouse II et Paris VII, diverses pistes sont mises à l’épreuve. Ces universités vont remettre au goût du jour les devoirs à faire à la maison tout en mettant davantage d’heures de travaux pratiques dans l’emploi du temps des élèves.

Si ces établissements peuvent se permettre de mettre moins de cours magistraux et plus de TD, c’est grâce à l’érosion des effectifs dans certaines matières. Un chiffre pose problème toutefois : seuls 46 % des élèves inscrits en première année et 65 % de ceux présents à l'examen le réussissent. C’est clairement le suivi des élèves qui fait défaut.

Renforcer l’accueil et le suivi des étudiants :

A l’université d’Aix-Marseille, les deux premières semaines sont consacrées à l’accueil des petits nouveaux. Après un premier diagnostic, des propositions de soutien ou de tutorat sont formulées aux élèves. Un bilan à la fin du premier semestre vient prendre la mesure de la situation de chacun.

A Paris XII, on propose aux nouveaux étudiants pas moins de cinq heures de cours de tutorat en plus de l’emploi du temps normal. Des cours seront également mis en place pour aider les étudiants à mieux maîtriser l’art de l’expression écrite. Tout sera fait pour les aider à se mettre au niveau de l’université.