Le plan sciences de Chatel pour remonter dans le classement Pisa

Clément Solym - 31.01.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - chatel - plan - sciences


Classée 27ème sur 65 pour les mathématiques par les évaluations Pisa de l’OCDE, la France se devait de réagir en mettant les bouchées doubles du côté des sciences. A peine deux mois après la publication de ces résultats catastrophiques, Luc Chatel sort ses armes pour relever le niveau des élèves.

Tout d’abord, il s’agit de s’assurer que les élèves du primaire maîtrisent à la perfection les règles élémentaires de calcul sans quoi aucune construction du savoir n’est pas la suite possible au collège.

A cette fin, le ministre de l’Education nationale encourage les enseignants à respecter simplement scrupuleusement les programmes du primaires qui ont été refondus en 2008, soit mettre un accent particulier sur le calcul mental. Et, à ce niveau, Luc Chatel donne la recette miracle : une pratique de quinze à vingt minutes par jour dans les classe.


Sachant que les trois quarts des enseignants du primaire ont suivi un cursus en sciences humaines, un renforcement dans les matières scientifiques va être mis en place. Le niveau requis pour ces matières sera également repensé au sein du concours de recrutement.

Quant au collège, le ministre souhaite recentrer l’apprentissage des sciences. Afin que les élèves sentent toute la cohérence des programmes, le ministre va étendre, dès la rentrée prochaine aux 400 établissements relevant de l’éducation prioritaire, ce qui n’était jusqu’alors qu’une expérimentation : mettre devant les classes un unique professeur pour l’enseignement de la physique et chimie, des sciences de la vie et de la terre ainsi que pour celui de la technologie.

Même si le Snes, principal syndicat des enseignants du secondaire, se montre défavorable à ce projet, le ministre de l’Education avance droit dans ses bottes concernant cette nouvelle idée miraculeuse. Une fois que les 400 établissements, lieux de cette expérimentation, auront essuyé les plâtres de cette innovation, une évaluation sera menée avant d’étendre la mesure à l’ensemble des collèges français.

Pour le lycée, une plus grande ouverture vers des entreprises œuvrant dans des domaines scientifiques particuliers sera proposée aux élèves. Ces derniers seront amenés à visiter ces structures ou bien des entrepreneurs viendront présenter leur démarche dans les établissements scolaires.

Sans donner d’objectifs comptables précis quant aux progrès souhaités pour les petits Français en termes de maîtrise des savoirs scientifiques, Luc Chatel assure en revanche que toutes ses « améliorations » seront conduites sans induire de dotations supplémentaires.