Le premier ministre entend restaurer le service public dans les quartiers

Clément Solym - 06.12.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - François Rémy - Jean-Marc Ayrault - Service public


Selon une dépêche de l'AFP, Jean-Marc Ayrault a sollicité l'ensemble des ministères pour venir en aide au ministre délé­gué à la Ville, François Rémy, dans l'optique de res­tau­rer le ser­vice public à un niveau acceptable dans les quar­tiers populaires et notamment pour ce qui a trait à l'école. L'Éducation nationale pourrait à ce titre fixer des objectifs de scolarisation des moins de 3 ans et organiser le remplacement des profs absents. Et pour motiver des obligations de résultat, le premier ministre les invite à signer des conventions. 

 

 

 

Ce que souhaite Jean-Marc Ayrault ce sont des conventions engageant à des objectifs concrets, pour mettre un terme à ce qu'il qualifie de « situation intolérable » qui touche les quartiers dits sensibles. L'Éducation natio­nale, quant à elle, pour­rait notam­ment fixer un taux de sco­la­ri­sa­tion pour les enfants de moins de 3 ans, ou encore un pour­cen­tage de rem­pla­ce­ment des pro­fes­seurs absents.

 

Dans les 2.500 quartiers que compte le territoire français, les pro­fes­seurs sont généralement plus jeunes, les méde­cins moins nom­breux et les poli­ciers moins expé­ri­men­tés que dans le reste du pays, a rappelé François Rémy. Pour lui il est question de « faire remon­ter le droit com­mun » dans les banlieues.

 

Mais son ministère n'a à sa disposition qu'un bud­get de 505 mil­lions d'euros, et c'est pourquoi il demande à être soutenu par l'ensemble des ministres. Ainsi en découle le soutien de Jean-Marc Ayrault, pour donner du poids au message, et l'invitation à la signature de conventions interministérielles d'ici le premier trimestre 2013.

 

Pour le ministre délégué à la Ville,  « le fait de signer des conven­tions crée des obli­ga­tions ». Et comme le soulignait le premier ministre dans une circulaire datée du 30 novembre : « Seul l'engagement de l'ensemble du gou­ver­ne­ment est de nature à inver­ser la spi­rale de la dégra­da­tion dans laquelle ces quar­tiers ont été entraî­nés. »