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Les amoureux de littérature en ont bien conscience : les livres sont toujours des produits d’une époque, d’une réalité, d’un ensemble de valeurs et d’opinions auxquelles adhèrent leurs auteurs. Que le récit soit inscrit dans l’époque contemporaine, qu’elles s’inspirent de faits historiques, qu’elle soit ancrée dans un monde fantastique ou futuriste, ce fait reste indéniable.


Librairie Le port de tête
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

C’est bien l’une des raisons pour lesquelles il est intéressant d’évoquer toute la richesse culturelle d’une nation, ou simplement d’une ville, à travers le spectre de ses créations littéraires.

 

Les livres : des portraits figés d’une époque et d’une société


Nul besoin d’écumer les fiches de lecture des grands classiques de la littérature québécoise pour constater la présence de thèmes récurrents.


Le « Dictionnaire des œuvres littéraires du Québec » est un projet datant de 1970. Il permet, en plus de recenser la production littéraire de la province, il permet d’en répertorier les grandes thématiques. Ainsi, la sexualité et l’érotisme alors tabous dans les années 60 sont couchés sur le papier dans à partir de la Révolution tranquille. Le patriotisme y trouve également son apologie avec des romans historiques et des textes enrichis d’une lourde portée sociale. Viennent ensuite les textes féministes et les thèmes de la religion, de la vie, de la mort ou encore du vieillissement de la population.
 

Bien qu’il semble y avoir une unité d’action et une adoption générale de certaines thématiques au fil du temps, ce n’est pas l’œuvre d’un quelconque conclave secret d’auteurs. C’est simplement la réponse à une tendance naturelle et à l’excellent travail de curation des maisons d’édition. Ces dernières doivent pouvoir identifier les romans qui plairont, qui susciteront de l’intérêt et qui recevront un bon accueil. Elles ont d’ailleurs été parmi les premières à anticiper l’essor du casino en ligne canadien et des thématiques qui s’y rapportent.


Pour illustrer cette mission, on peut s’en référer à l’évolution des livres publiés par Les Éditions de l’Homme depuis les années 50. Cette maison d’édition est ainsi passée de textes principalement politiques jusque dans les années 60, à des livres pratiques entre 1970 et 1980. Les livres sur le terroir et le patrimoine national n’arriveront qu’en 1990 ; avant l’avènement des livres de recettes, des livres de musique ou des romans grand public dès 2010.


Ces changements d’orientation sont parfois surprenants, mais ne sont jamais entièrement radicaux. En effet, bien qu’elle ait déjà mis l’accent sur les livres patriotiques en 90, la maison d’édition a publié « Les secrets du Blackjack » de Yvan Courchesne en 1993 ! Un livre déjà vieux de plus de 25 ans, mais dont l’efficacité des techniques et astuces a été démontrée. Et ce, même si vous jouez au Blackjack sur un casino en ligne au Québec.
 

En somme, aucun livre ne s’affranchit entièrement des influences qui ont façonné son auteur. Et à travers ces livres, tous les lecteurs peuvent procéder à deux lectures. D’abord le récit imaginaire ou non, qui est livré par l’auteur. Ensuite, le contexte parfois muet, parfois flagrant qui a donné naissance à l’œuvre littéraire.

 

La lecture des grandes classiques


Armés de cette nouvelle dimension de lecture des livres canadiens, il peut être intéressant de se pencher sur certains des grands classiques pour y dénicher les thématiques, les contextes et les valeurs défendues par les auteurs. La liste ci-dessous est loin d’être exhaustive et les œuvres choisies ne sont rangées suivant aucun critère d’ordre ou d’appréciation.


• Fiston : le testament des conseils, de Jonathan Roberge


Assez unique en son genre, ce livre est à mi-chemin entre la lettre ouverte et le journal intime. Une transmission de père en fils, de conseils tintés d’humour, de craintes, d’inquiétudes, d’espoirs. À lire absolument !


• L’Histoire de Pi, de Yann Martel


Adapté au cinéma sous le titre « L’odyssée de Pi », il évoque la survie d’un jeune naufragé d’un navire japonais. Sur son canot, il doit survivre à l’océan et à l’autre passager, un tigre du Bengale adulte. (traduction Emile Martel, Nicole Martel)
 

• Volkswagen Blues, de Jacques Poulin


C’est l’histoire d’un écrivain, désireux de rejoindre un frère qui vit en Californie. Parti de Gaspésie à bord de la Volkswagen, il se lance dans un road-trip devenu mythique à coup d’aventures et de mésaventures.


• L’orangeraie, de Larry Tremblay


Un livre sur l’enfance brisée par la guerre, sur les sacrifices que doivent faire les survivants, sur la séparation, sur le cercle interminable de la vengeance et de l’injustice. Très pertinent dans le contexte du monde d’aujourd’hui.




Commentaires
Merci pour ce (trop) bref aperçu. Il y aurait tant à dire sur les littératures québécoises, sans omettre, bien évidemment, les productions des auteur·e·s dits autochtones (Premières Nations, Inuit et Métis·ses).
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