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Le Snes attaque la proposition de loi Grosperrin

Clément Solym - 15.02.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - loi - grosperrin - snes


La proposition de loi Grosperrin qui vise à supprimer toute mention des IUFM dans les principes légaux tout en entérinant le nouveau cadre de la formation des enseignants, est une nouvelle fois attaquée, cette fois par le principal syndicat des enseignants du secondaire, le Snes-FSU.

 

Selon son secrétaire général, Danel Robin, l'adoption de ce texte aura pour conséquence d' « inscrire dans la loi les conditions épouvantables d'entrée dans le métier », rapporte l'AFP. Les députés se prononceront sur ce texte aujourd'hui.

 

Toutes les instances éducatives s'accordent à dire que les nouvelles conditions d'entrée dans le métier d'enseignant sont déplorables. Si, en mettant les professeurs stagiaires directement à plein temps, le ministère réalise une double économie substantielle, avec d'un côté 16 000 postes de moins à pourvoir et, de l'autre, un coût de formation presque nul, l'expérience est suicidaire professionnellement pour bon nombre d'anciens étudiants.

 

Il n'y a rien de tel pour faire baisser le nombre de candidats aux concours de l'enseignement et, de fait, entraîner une baisse du niveau des nouvelles recrues malgré un recrutement niveau master. Dans les faits, avant la réforme, de nombreux enseignants recrutés avaient déjà un niveau master. A présent, les meilleurs se tourneront vers des carrières plus lucratives.