Léonard de Vinci, un pont à la technologie inattendue, entre deux mondes

Clément Solym - 04.11.2019

Patrimoine et éducation - A l'international - Leonard Vinci - Istanbul Galata - pont technologie Vinci


Le 500e anniversaire de Léonard de Vinci, célébré à travers le monde, a plusieurs mérites — dont celui de rappeler à l’humanité combien le génie florentin avait un univers d’avance sur son époque. Et sans mauvais jeu de mots, de revisiter les ponts qu’il jeta entre ce XVIe siècle et notre époque. 


 

La fascination pour les traits de génie de Léonard dépasse logiquement l’entendement : ce touche-à-tout parvint à exceller dans tous les domaines où il entreprit de s’aventurer. D’autant que les scientifiques y reviennent encore, pour éprouver, une fois de plus, la fiabilité de ses intuitions. 

Dans les laboratoires sur MIT, des chercheurs ont profité de l’impression 3D pour recréer un modèle de pont tel que l’avait dessiné De Vinci. Une maquette détaillée, avec une structure similaire est produite, pour évaluer la capacité de résistance de l’édifice, et plus encore, la manière dont ses fondations peuvent éprouver le temps.
 
Pour Karly Bast, étudiante fraîchement diplomée, le dessin — les croquis, plutôt — de Léonard interroge : avait-il réfléchi ce concept, ou laissé son esprit divaguer pour aboutir à cette représentation ? 

Le dessin date de 1502, proposé au sultan Bayezid II, chef de l’Empire ottoman, qui cherchait une solution pour relier Istanbul et Galata. Parmi les multiples propositions d’architectes, celle de De Vinci, que le sultan refusa. 

Avec 280 mètres de taille, son projet aurait été le plus grand pont du monde — dix fois plus que ce que l’on était en mesure de réaliser à l’époque. Mais là où les structures reposaient sur de la maçonnerie, celle de De Vinci était soutenue par un arc aplati. Et là, les chercheurs cherchent plus fort…



 
Car toute la réalisation repose sur une conception inhabituelle. Certes, aucun des matériaux que le génie avait envisagés n’est proposé, pas plus que la méthode même de fabrication, mais tout de même : il fallait tester. 
 
Surtout que pour une pareille distance, il aurait fallu une dizaine de piliers, suivant les technologies de l’époque. La proposition faite au sultan différait radicalement : sa hauteur aurait même permis à un voilier de passer en dessous sans peine. Et il semble que Léonard savait bel et bien ce qu’il faisait. 

Le pont modélisé, produit par l’équipe du MIT, est détaillé à cette adresse, sans son fonctionnement et ses différentes approches. Ni attache ni mortier pour le faire tenir, la seule force de la gravité, à la manière de ce que les Romains pouvaient bâtir… le défi était sérieux.

Surtout que, d’après leurs conclusions, Léonard aurait pris en compte que la région était soumise à des tremblements de terre : la stabilité de son pont en atteste, et la faisabilité qu’ont démontrée les chercheurs du MIT n’en laisse que plus admiratif encore…

Et en voici un autre exemple...
 



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