Les 30% de boursiers, l'ouverture sociale selon Pécresse

Clément Solym - 18.01.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - boursiers - ouverture - sociale


Le gouvernement insiste, persiste et signe : on trouvera 30 % d'élèves boursiers dans les grandes écoles au cours des trois ans à venir. Mais petite modification communicative, on ne parle plus de quotas ni de ce genre de choses, mais d'« une ouverture sociale », conformément aux propos de Valérie Pécresse lors d'un point presse ce matin.

L'AFP rapporte que suite à une réunion de travail regroupant Pierre Tapie (Conférence des grandes écoles) et Paul Jacquet (Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs), le sujet délicat des élèves boursiers aura été évoqué. Et même la CGE, qui jusqu'à présent n'était pas vraiment chaude pour ce projet, semble avoir revu ses positions.


Cette dernière, qui s'était fait tirer les oreilles par Eric Descoings, avait « désapprouvé d'une manière générale la notion de quotas et réaffirme que les niveaux des concours doivent être les mêmes pour tous ».

Mais Valérie a des arguments que l'on se doit d'écouter, quand elle évoque dix domaines d'accord, sur lesquels gouvernement CGE et CDEFI se sont entendus. Entre autres projets, on évoque la création de 100 nouvelles classes prépa ou encore des concours plus généralement gratuits. Mais surtout l'implication de « 100 % des grandes écoles d'ici 2011 au dispositif des Cordées de la réussite ».

Plus de classes prépa ? Pour certains, cela résonne comme des prépas au rabais dans lesquelles on envisage déjà de mettre les fameux boursiers.

Quant à ces Cordées, il s'agit de liens tissés entre les établissements supérieurs et les lycées placés dans des quartiers prioritaires. Cela repose sur un partenariat entre les uns et les autres, mais les détails n'ont pas été intégralement communiqués.