Les agrégés épinglent le discours tenu par Sarkozy sur l'éducation

Clément Solym - 07.01.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - sarkozy - éducation - société


Après le discours prononcé par Nicolas Sarkozy jeudi sur les orientations que le président comptait donner en matière d'éducation, la Société des agrégés a fait part, au sein d'un communiqué, de ses inquiétudes, rapporte l'AFP.

 

Le chef de l'Etat, qui s'est voulu particulièrement engagé quant à une évolution nécessaire du métier d'enseignant, n'a guère conquis le haut du panier de la profession. Bien au contraire. Aux yeux de la Société des agrégés, le fin mot de l'histoire est unique : arriver à « l'augmentation du temps de travail des professeurs ».

 

Nicolas Sarkozy a dit souhaiter que chaque enseignant ait un bureau dans l'établissement où il enseigne, ce qui fait, si l'on compte un bureau pour trois, pas moins de 142 041 bureaux à faire sortir de terre, aux frais du contribuable, s'étonne la Société des agrégés.

 

Ce serait là prendre le contre-pied absolu du privé où l'on tente, au contraire, d'externaliser le travail et de pousser les salariés à travailler à domicile quand cela est possible, sur une partie de leurs heures. Un comble.

 

Quant à l'augmentation des salaires des débuts, ils ne contribuent, au final, qu'à réduire les écarts entre le traitement en début et en fin de carrière. Cela conduit à former une masse indéfinie où tout devient égal.