Les informations portant sur la gestion des archives publiques communiquées par le ministère de la Culture, le 3 novembre 2017, selon lesquelles il envisageait, par manque de place, la non-conservation de celles qui ne seraient pas considérées comme des « archives essentielles », ont alerté nombre d’historiens, historiennes et d’archivistes. La Ligue des droits de l’Homme tente d'alerter à son tour.

 

Three-year-old Jennifer Adair with a book, Montreal, Quebec / Une lectrice de trois ans, Jennifer Adair, lit dans une bibliothèque publique de Montréal (Québec)
LAC-BAC – CC BY 2.0 

 

Une pétition intitulée « Les archives ne sont pas des stocks à réduire ! Elles sont la mémoire de la nation » a été lancée par des historiennes et historiens. Ils et elles ne sont pas les seuls concernés car, au-delà de celles et ceux qui les consultent pour leurs recherches ou qui travaillent dans les institutions qui s’en occupent, la gestion des archives publiques constitue un enjeu civique pour toutes et tous les citoyens et citoyennes.
 

Les objectifs fixés par le ministère de la culture concernant les archives de France ne répondent pas aux besoins urgents et envisagent de limiter désormais la collecte aux « archives essentielles pour les générations futures ». Cet appel vise à rappeler l'urgence d'agir pour garantir une sauvegarde pérenne des archives et définir des critères de tri en concertation avec les historiens et les citoyens.


On retrouvera la pétition à cette adresse. Elle sera remise au ministère de la Culture par la suite.
 

Rn2a : La République française
s'intéresse-t-elle encore aux Archives ?


La Ligue des droits de l’Homme, qui se préoccupe de la conservation et de la liberté d’accès aux archives, et qui a contribué sur ce sujet aux récents États généraux pour les archives, s’associe à cette pétition. Elle considère qu’un débat public et démocratique est nécessaire sur ces questions.