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Les auteurs de Suisse défendent la diversité dans la littérature

Fasseur Barbara - 14.02.2018

Patrimoine et éducation - A l'international - AdS NoBillag Suisse - Auteurs Suisse Défense - Patrimoine Suisse


Le 4 mars prochain, les Suisses devront voter pour décider du sort réservé à la redevance audiovisuelle de réception de la radio et de la télévision perçue par la filiale de Swisscom, Billag. Mais l’initiative « No Billag » inquiète les autrices et auteurs membres de l’association professionnelle Autrices et auteurs de Suisse (AdS), qui souhaitent mettre en garde quant aux effets d’une telle initiative sur le paysage médiatique suisse.


Salon du livre Genève 2016
ActuaLitté, CC BY SA

 

Proposé et soutenu par un comité mixte de jeunes de droite du Parti libéral-radical (PLR) et de l’Union Démocratique du Centre (UDC), « No Billag » propose aux Suisses de décider s’ils souhaitent ou non poursuivre avec un service audiovisuel public. Le mouvement est en faveur de la suppression de la redevance dès 2019, en inscrivant dans la Constitution l’interdiction faite à la Confédération de subventionner un service audiovisuel public (sauf en cas de guerre).

 

Bien que l’initiative porte le nom de la société perceptrice, ce n’est pas elle qui est mise en cause, mais bien l'existence et le poids politique et socioculturel du service public. Ce dernier est responsable des programmes dont la variété de l’offre dépend grandement de la redevance.

 

C’est dans l’attente de ce vote que les autrices, auteurs et traducteurs de l’association professionnelle Autrices et auteurs de Suisse AdS s’unissent pour rappeler l’importance du rôle de la télévision et de la radio dans la culture ainsi que la promotion de cette dernière. Dans un pays multilingue tel que la Suisse, les stations de radio et chaînes de télévision entretiennent et diffusent la diversité linguistique et littéraire.

 

La suppression d’un service national riche en programmes culturels mettrait en danger les littératures dans les quatre langues nationales : l’allemand, le français, l’italien et le romanche (langue parlée dans le canton des Grisons). La littérature romanche serait particulièrement menacée, dépendant entièrement de la promotion en Suisse.

 

« Les littératures dans les quatre langues nationales ont chacune leur importance — elles sont minoritaires sur les marchés allemand, français et italien. Le romanche dépend entièrement de la promotion en Suisse. Les chaînes de radio et de télévision avec un mandat culturel clair sont indispensables pour que la littérature suisse reste accessible au-delà des cercles d’initiés », souligne l'AdS dans un communiqué.


Ainsi, sans groupe audiovisuel public national, les programmes des pays voisins prendraient le dessus, mettant à mal la diversité linguistique et littéraire propre à la Suisse. On pourrait aussi s'inquiéter du déclin, voire de l’extinction de la culture romanche et donc de sa littérature, d'après l'AdS.

 

Bien que le dernier sondage Tamedia paru le 1er février affirme que six personnes sur dix sont en défaveur de l’initiative « No Billag », les membres de l’AdS continuent à s’engager pour défendre la littérature suisse, et ce jusqu’au vote du 4 mars.




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