Les carnets secrets de Léonard de Vinci numérisés et disponibles en ligne

Bouder Robin - 26.07.2017

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Machines volantes, dessins révolutionnaires… La British Library ouvre au grand public les portes du monde de Léonard de Vinci, en numérisant ses travaux les plus secrets - et les plus incompréhensibles pour la plupart d’entre nous - avec des pistes pour les rendre plus accessibles à nos humbles esprits. Après tout, de Vinci, ce n'est pas que la Joconde ou l'Homme de Vitruve...

 
Homme de Vitruve, Léonard de Vinci, vers 1490

 

Le Codex Arundel, compilation des carnets de l’inventeur, a été caché aux yeux de tous, hormis quelques chanceux collectionneurs, des centaines d’années durant. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, grâce au travail de numérisation de la British Library.

Un long projet, entamé en 2007 en partenariat avec Microsoft sous le nom de « Turning the Pages 2.0 », qui proposait aux internautes de faire défiler les pages des carnets en y rajoutant des animations pour expliquer plus en détail le travail du peintre. Une manière de comprendre plus facilement comment fonctionnait son esprit.
 

Selon The Guardian, après sa mort, c’est l’un de ses étudiants, Francesco Melzi, qui « a ramené en Italie bon nombre de ses manuscrits et dessins. Les héritiers de Melzi, inconscients de l’importance de ces manuscrits, s’en sont débarrassés progressivement. »
 

Subsistent encore plus de 5 000 pages écrites dans le style si particulier de l’ingénieur, en miroir, lisible de droite à gauche. Parmi ces travaux, les cahiers numérisés par la British Library contiennent des schémas de diverses machines : « l’aéroplane, l’hélicoptère, le parachute, le sous-marin et la voiture. C’était plus de 300 ans avant que beaucoup de ses idées soient mises en pratique. »

 

 

Le Château du Clos-Lucé célèbre le 565e anniversaire de Léonard de Vinci

 

 

Les 570 pages de ce Codex Arundel, qui porte le nom du collectionneur qui l’a apporté en Grande-Bretagne, permettront aux lecteurs de s’immiscer dans l’esprit quelque peu désorganisé de ce génie de la Renaissance. N’ayant jamais eu l’intention de publier ses écrits, il ne s’embarrassait pas de mettre de l’ordre dans ses recherches : comme les lecteurs pourront le constater, il passait régulièrement de réflexions autour de problèmes de mécanique... à la rédaction d’une liste de courses.
 

L’artiste italien avait toujours tâché de coder ses écrits, les rendant les plus sibyllins possible pour éviter d’être déchiffré par le commun des mortels, via la technique du miroir notamment ; mais aujourd’hui, il semble que la technologie ait eu raison de sa volonté. Vous pouvez accéder au Codex Arundel sur le site de la British Library ; et n’ayez pas peur de ne rien comprendre : d’après l’institution britannique, « tout le monde peut étudier l’esprit de Leonardo ».
 

La bibliothèque vous propose un avant-goût de son travail à travers des écrits plus accessibles qui vous expliqueront comment fonctionne un planeur — entre autres machines. Et si cela ne vous intéresse pas tant que ça, vous pouvez toujours vous amuser à découvrir via des notes dans les marges la passion de l’ingénieur pour les collants roses…

 


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Via The Guardian