Les cendres de Nancy Wake, résistante francophile de retour en France

- 11.03.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - resistance - nancy wake - cate blanchett


L'Australienne qui aimait tant la France a retrouvé une dernière fois le terroir auvergnat. Figure de la résistance décédée en 2011, Nancy Wake avait toujours souhaité que ses cendres soient dispersées à l'endroit de son saut en 1944.

 

Hier, élus, anciens combattants français et britanniques ainsi qu'un représentant de l'Etat australien ont accompagné les cendres jusque dans un bois de Verneix sur lequel elle avait sauté en parachute, nous relate le maire de la commune, M. Passat. La volontaire séjournera comme agent de liaison avec la résistance française dans le château Fragne. Si elle ne retournera pas en France à l'issue de la guerre, elle a perdu son mari dans les geôles nazies, elle en "gardera de très bons souvenirs", indique l'élu.

 

 

 

Une personnalité hors du commun, ses missions sur le sol français l'amèneront à organiser l'approvisionnement en arme des maquisards, au sabotage, l'aide à l'évasion de prisonniers et à l'attaque d'un local de la Gestapo à Montluçon.Mais le fait d'armes dont elle sera la plus fière reste un trajet de 200 kilomètres à vélo pour remplacer une radio.

 

Personne de caractère, Nancy Wake est avec quelques autres héroïnes de la résistance, la source du personnage de Charlotte Gray, imaginée par Sebastian Faulks pour son roman de 1998 puis porté au cinéma par une compatriote, l'Australienne, Gillian Armstrong. C'en est encore une autre, Cate Blanchett qui incarnera cet avatar de fiction dans le film.