Les conclusions des différents rapports de l'Education nationale

Clément Solym - 31.05.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - rapports - éducation - nationales


Si l'on devait globaliser les conclusions des différents rapports de l'Education nationale rendus publics par Vincent Peillon, on pourrait dire qu'il reste de gros efforts à faire…Mais, tout n'est pas négatif cependant.

 

Sur la réforme de la formation des enseignants, les rapporteurs estiment qu'on s'inscrit dans une dynamique positive, grâce aux stages proposés en amont du concours. Pourtant, sur le terrain, le son de cloche est bien différent et l'on voit des stagiaires mis à temps plein devant des classes sans préparation suffisante.

 

Sur le remplacement des enseignants absents, on arrive à des taux de 96 % sur les remplacements de longue durée mais on ne dépasse pas les 18 % sur les durées inférieures à 15 jours, problème qui n'est aucunement une nouveauté.

 

Il est très difficile de mettre en place des remplacements valables pédagogiquement sur des durées aussi courtes, à moins de donner dans la simple garderie. Pour Vincent Peillon, les chiffres de ce rapport minimisent les absences tout simplement parce qu'ils ne prennent pas en compte les temps de formation des enseignants entraînant une perte de cours.

 

Pour le rapport concernant la maternelle, la préparation à l'enseignement de la lecture et de l'écriture prendrait trop de place par rapport aux autres acquisitions. Néanmoins on peut difficilement en vouloir aux enseignants de vouloir préparer au mieux les élèves autour des savoirs fondamentaux sur lesquels les autres viendront se greffer ensuite.

 

Quant aux internats d'excellence, leur coût élevé n'est peut-être pas à la hauteur des ambitions affichées et les bons élèves regrettent souvent de se retrouver dans des classes très hétérogènes. On prend finalement un peu trop n'importe qui ce qui fait perdre son sens à ces établissements créés aussi pour capter les meilleurs élèves des quartiers sensibles.

 

Suite à la réforme de la voie professionnelle, un élève sur cinq ne passe pas en première, ce qui crée une déperdition très inquiétante. Quid de l'avenir de ces sortants…