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Les Contes de Perrault : le manuscrit Le Maître Chat ou le Chat botté

La rédaction - 17.12.2016

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Contes Charles Perrault - manuscrit Chat Botté


Quoi de plus seyant dans une bibliothèque qu’une paire de bottes ayant appartenu au Chat botté ? Ce conte et sept autres histoires de Charles Perrault sont réunis dans un coffret manuscrit, au tirage limité et numéroté à 1400 exemplaires. Les Contes de Ma mère L’Oye ou des Histoires ou contes du temps passé, édités pas Les Saints-Pères sont à retrouver jusqu’à Noël. Et à offrir juste avant !

 

Manuscrit Le Chat botté


Un meunier ne laissa pour tous biens, à trois enfants qu’il avait, que son moulin, son âne et son chat. Les partages furent bientôt faits : ni le notaire, ni le procureur n’y furent point appelés. Ils auraient eu bientôt mangé tout le pauvre patrimoine. L’aîné eut le moulin, le second eut l’âne, et le plus jeune n’eut que le chat. Ce dernier ne pouvait se consoler d’avoir un si pauvre lot :


« Mes frères, disait-il, pourront gagner leur vie honnêtement en se mettant ensemble ; pour moi, lorsque j’aurai mangé mon chat, et que je me serai fait un manchon de sa peau, il faudra que je meure de faim. »

 

LES CONTES DE PERRAULT voir le manuscrit


Le Chat, qui entendait ce discours, mais qui n’en fit pas semblant, lui dit d’un air posé et sérieux : « Ne vous affligez point, mon maître, vous n’avez qu’à me donner un sac et me faire faire une paire de bottes pour aller dans les broussailles, et vous verrez que vous n’êtes pas si mal partagé que vous croyez. »


Quoique le maître du Chat ne fît pas grand fond là-dessus, il lui avait vu faire tant de tours de souplesse pour prendre des rats et des souris, comme quand il se pendait par les pieds, ou qu’il se cachait dans la farine pour faire le mort, qu’il ne désespéra [pas d’en être secouru dans la misère].

 

 

Un Meunier ne laissa en mourant pour tous biens a trois enfats qu’il avoit que son moulin, son asne et son chat les partages durent bientpss faits ny le notraire ny le procureur qui auroient mangé tout le patrimoine n’y furent point appelez. L’aisné eut le Moulin, le second eut l’asne, et le plus ieune n’eut que le chat.

 

Ce dernier ne pouvoit se consoler d’avoir un si pauvre lot, 

 

mes frères, disoit-il pourront gagner leur vie bonnestement en se mettant ensemble. Pour moy lorsque i auray mongé mon chat et que je me seray fait un ma nchon de sa peau il faudra que je meure de faim, 

 

Le chat qui entendit ce discours mais qui n’en fis pas semblant dit a son  Maistre

 

ne vous affligez point, nous n’avez qu’a me donner un sac et à me faire faire une paire de bottes pour aller dans les brousailles et vous verrez que vous n’estes pas si mal partagé que vous le pensez.

 

Quoyque le Maistre du chat ne fit pas grand fond la dessus, il lui avoit veu faire tant de tours de souplesse pour prendre des Rats et des souris comme quand il se pendoit par les pieds ou qu’il se cachoit dans la farin, qu’il ne désespéra [...]

 

 

"laissa en mourant pour tous biens a trois enfans qu'il avoit"

 

 

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