Les éditeurs marocains ne s'intéressent pas au livre scolaire

Clément Solym - 27.05.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - livre - scolaire - maroc


Au Maroc, un rapport a été établi sur le secteur des livres scolaires. Il a mis en lumière quelques problèmes liés au prix, aux délais ou encore à la diversité de l'offre.

Sur ce dernier point, on note que depuis 2002, seuls 46 éditeurs/imprimeurs s'impliquent dans ce marché or selon les statistiques du ministère du Commerce et de l’Industrie, il y aurait 465 maisons d'édition et d'impression. Ainsi pas loin de 90 % des éditeurs ne s'intéresseraient pas au marché du livre scolaire. Actuellement on compte 356 titres pour les élèves et 195 pour les enseignants.


Il est vrai qu'il s'agit d'un marché particulier où 90 % des recettes s'effectuent lors de la rentrée scolaire et qui est énormément concurrencé par le marché du livre d'occasion.

D'autre part la procédure de fixation des prix ne serait pas vraiment suivie. Les auteurs toucheraient selon le rapport entre 8 et 10 %, les distributeurs environ 30 % et les détaillants 20 %. Cette dernière catégorie est constituée de kiosques, bureaux de tabac, supermarchés, librairies de proximité et librairie générales.

Pour pallier aux problèmes de ce système le Premier ministre marocain, Abbas El Fassi, a demandé par le biais d'une circulaire à ce que les cahiers des charges soient plus précis. Plusieurs mesures ont été mise en place : les délais de préparation des livres scolaires sont passés de 10 à 14 mois, les délais pour leur examen de validité de 4 à 8 mois et la durée de validité des livres en eux-mêmes a été fixée à 3 ans qui pourront être portés si nécessaire à 5 ans.

Abbas El Fassi a souligné l'importance d'assurer un libre champ à la concurrence et l'importance de la diversité de l'offre, tout cela à la condition tout de même que cela profite à plus de 5 000 élèves.