Les éditeurs scolaires espagnols réclament une plateforme commune

Clément Solym - 09.07.2012

Patrimoine et éducation - A l'international - éditeurs scolaires espagnols - plateforme commune - manuels numériques


José Moyano, le président de l'Association des Éditeurs de Manuels et de Matériels scolaires (ANELE), a demandé au gouvernement espagnol, et plus particulièrement à son ministre de la Culture José Ignacio Wert, d'« exercer son autorité » en vue de mettre en place une plateforme commune « pour faciliter l'introduction des contenus numériques dans les salles de classe ».


Day 83

(auteur : Marquette La)


Le président de l'association a pointé l'absence d'harmonisation entre les différents acteurs, qui aboutit à un maelström de formats et de contenus qui découragent le consommateur en un tour de main : « En Espagne, il y a actuellement 17 modèles de scans, tous très différents et ayant nécessité d'énormes investissements, principalement pour des médias qui n'ont jamais été utilisés ou qui sont devenus obsolètes. »

 

Moyano s'est appuyé sur plusieurs études, menées en Andalousie, à Valence, à Murcia ou encore au Pays Basque, et a donc lié diversité des formats et des offres à l'adoption des manuels numériques - ou plutôt à son échec relatif. Il appelle à une collaboration entre les différentes sociétés et le gouvernement, pour un contenu plus accessible et de meilleure qualité, « qui pourrait aider à pérenniser le succès de l'édition scolaire papier ».

 

Les éditeurs scolaires espagnols pensent à l'Espagne, bien sûr, mais aussi à l'Amérique latine, où le secteur est contrôlé à 60 % par la péninsule ibérique. Le déclin ininterrompu depuis 2008 de l'édition espagnole n'a pas épargné les éditeurs scolaires, (voir notre actualitté) qui craignent une érosion substantielle de leurs revenus avec l'adoption par l'Amérique latine de nouvelles lois sur l'import.