Les enseignants australiens opposés à l'étude de leur littérature

Clément Solym - 17.09.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - Australie - enseigner - littérature


Les professeurs d'anglais australien s'opposent massivement à ce qu'on augmente la quantité de textes nationaux étudiés dans les écoles, en faisant valoir qu'elle a une certaine supériorité sur d'autres cultures. Dans une lettre ouverte au gouvernement, l'association des enseignants de Nouvelle-Galles-du-Sud a fait valoir que tenter de définir la littérature selon des critères hiérarchiques, qui dévaloriseraient les autres cultures.

De même, l'Association rappelle l'engagement des établissements à « enseigner et pratiquer la diversité » et elle ne souhaite en rien voire réduit la notion d'Australien, particulièrement dans le contexte mondial actuel à une définition qui exclurait la polyphonie culturelle du pays.

En effet, en cours d'anglais, un module obligatoire sera à l'ordre du jour, incitant à l'étude de textes typiquement australiens qui renforcerait le comportement insulaire à travers une littérature spécifique. Un comportement dont les instances avaient cru qu'il était plus profondément endormi. Pour d'autres, l'enseignement de textes locaux dans le cadre de cours d'anglais n'a rien de péjoratif ni de nationaliste.

En effet, nombre voient dans cette « arrogance culturelle » un écueil a éviter : celui du déni du patrimoine et de l'héritage. L'ETA, ou English Teacher Association devra probablement mieux expliquer ses choix et positions pour ne pas choquer plus encore le grand public...