Les étudiants à Hollande : justice sociale et accès au monde du travail

Clément Solym - 08.05.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - François Hollande - étudiants - justice sociale


Depuis l'élection de François Hollande, ce 6 mai, les syndicats de tous bords réclament maintenant le changement qui a été tant promis durant la campagne. Et la Confédération étudiante constate combien « cette élection intervient dans un contexte de crises et il est urgent d'agir pour réduire le fort taux de chômage des jeunes et faciliter notre entrée dans le monde du travail ».

 

Ainsi, elle en appelle d'ores et déjà au nouveau président, assurant tout d'abord qu'avec ce changement de couleur politique à la tête de l'Etat, la démarche du syndicat restera la même et ses préoccupations ne cilleront pas. Fort bien.

 

 

 

Par ailleurs, la Ce pointe quatre axes majeurs sur lesquels elle attend de sérieux efforts de la part du futur gouvernement, et plus particulièrement du nouveau ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche afin d'apprécier le projet de François Hollande pour les jeunes et pour les étudiants.

 

Insertion professionnelle :

Depuis la crise du CPE, la Confédération étudiante est le syndicat qui s'engage pour améliorer les conditions d'accès au monde du travail. Notre action pour inscrire l'insertion professionnelle comme troisième mission de l'université a permis la création des bureaux d'aide à l'insertion professionnelle, la publication annuelle des débouchés, la promotion de l'alternance et l'intégration des stages dans tous les cursus en licence.

L'accès à un emploi stable reste une de nos priorités et les mesures qui vont dans ce sens doivent être rapidement prises avec notamment la création d'une aide à la recherche du premier emploi et des outils pour que chacun ait les moyens de constituer son propre réseau professionnel.

Logement :

Alors qu'il est de plus en plus difficile d'accéder à un logement dans le parc public, il est nécessaire que l'État investisse dans la construction et la rénovation de logements sociaux et qu'il prenne des mesures pour que logement privé ne soit plus synonyme de galères, d'arnaques et de loyers exorbitants. 

Aides sociales :

L'accès à l'enseignement supérieur ne peut se faire sans moyens pour financer ses études. Pour la Confédération Etudiante, il faut donner en priorité à ceux qui en ont le plus besoin pour réduire les inégalités et pour plus de justice sociale.

Ouverture internationale et mobilité :  

Après sa bataille au Parlement européen pour la création d'un Erasmus EuroMéditerranéen, la Confédération étudiante fait de la mobilité et de l'ouverture internationale une priorité pour l'université française, sa recherche et l'innovation de notre pays.

 

 

Enfin, et dans un souci d'égalité autant qu'une démarche républicaine, la Ce réclame de toute urgence « le retrait des circulaires guéant ». 

 

« Dès la publication de la circulaire du 31 mai l'année dernière, la Confédération Etudiante a été le premier syndicat à se mobiliser pour le retrait de ce texte qui vise à réduire le nombre de diplômés étrangers sur notre territoire. Elle a été ensuite la seule organisation étudiante à organiser des manifestations et à faire signer des pétitions dans les universités pour que le gouvernement retire les circulaires du 31 mai et du 12 janvier ainsi que le décret du 6 septembre », rappelle le syndicat.

 

Cependant, aucun des ministres concernés n'a semblé désireux de réagir sur ce point, et la Ce attend sous une trentaine de jours la réaction de François Hollande sur ce point.