Les fournitures de la rentrée coûtent cher

Clément Solym - 17.08.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - rentrée - cher - fournitures


L’achat de fournitures scolaires augmente de près de 7 % cette année, d’après une enquête de l’association Familles de France (FDF), un poids supplémentaire assez malvenu pour les familles.

Chaque année, à la fin de l’été, c’est la même aventure : course folle dans les papeteries et grandes surfaces pour trouver le bloc de papier canson de tel grain, la règle en plastique souple (et pas en métal, ça fait du bruit quand ça tombe), le classeur petit format cartonné et autres trésors d’imagination dont font preuve les professeurs de collège.


Selon l'AFP, la rentrée d’un élève de sixième coûtera cette année 187, 32 euros en moyenne, ce qui représente une augmentation de 6,8 % par rapport à l’année précédente. « Cette hausse était prévisible dans la mesure où les prix à la consommation ont augmenté de +1,9 % en 1 an et du fait de la flambée du cours de la pâte à papier, + 55,3 % en deux ans. Tous les circuits de distribution affichent des prix à la hausse. »

L’année dernière avait été marquée d’une faible augmentation (0,63%), après deux années de fortes baisses en 2008 et 2009, dues en partie à l’opération « les essentiels de la rentrée » soutenue par le Ministère de l’Éducation.

L’opération qui proposait des fournitures scolaires à prix modiques, est prolongée cette année par FDF, mais perd le soutien du ministère, ce qui explique la hausse des prix, bien supérieure à l’inflation. Pour autant, souligne FDF, l'achat sur internet des fournitures « s’avère être moins cher qu’en magasin : entre 10% à 15 % moins cher et au-delà d’un certain panier, les frais de port sont offerts »

« Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les familles »
, a conclu Henri Joyeux, le président de FDF. « Trop souvent, les produits, de premier prix, ne présentent pas de qualité suffisante. De plus, la signalétique ne permet pas de les repérer aisément dans les rayons. On observe une sorte de désordre orchestré à des fins de marketing, pour faire consommer davantage. » (voir le dossier de presse)