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Les inscriptions en première année à l'université en baisse

- 27.10.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - sondage - étude - étudiants


Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement Supérieur, avait déclaré lors de la rentrée scolaire que les universités connaissaient « un regain d'attractivité ». Les chiffres semblent bien la contredire.

L'étude du ministère de l'Enseignement supérieur est en effet formelle : les inscriptions en première année devraient baisser de 2,3 % par rapport à 2009. « Soit 5300 étudiants inscrits en moins » qu'en 2009. Toutefois, cette étude est basée sur des prévisions, au regard des résultats au baccalauréat 2010, et des choix d'orientation observés les années précédentes.

2010, mauvaise cuvée

La Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance (Depp) signale par ailleurs que cette baisse est « principalement due à la baisse du nombre de bacheliers généraux lors de la session 2010 du baccalauréat ». À croire que plus c'est facile, moins l'étudiant travaille. Logique.


Rendons à César ce qui lui appartient. Valérie n'était pas complètement à côté de la plaque, puisque tous cursus confondus (license, master, doctorat) les effectifs dans les universités « continue­raient d'augmenter avec 21.600 étudiants supplémentaires ». Évidemment, l'étude ne distingue pas les jeunes diplomés avides de conventions de stage, de sécurité sociale ou de carte Imagin R. Mais si, l'université française est attractive...

Plus étonnant : toujours selon l'étude de la Depp, 2,473 millions d'étudiants seront inscrits en 2019. Mauvaise nouvelle pour le gouvernement en place dans ce futur proche, ça fait beaucoup de monde dans la rue. C'est-à-dire 157.000 de plus qu'en 2009. Un constat qui contredit les prévisions pessimistes de 2008, selon lesquelles les effectifs allaient baisser de 6,9 % d'ici 2017.

À part ça, nous sommes bien en 2010, et la mode est à l'étude, au sondage, à l'enquête. il serait d'ailleurs de bon ton d'enquêter sur le bien-fondé de certaines études.