Les internautes achètent des ebooks avec DRM, mais les font sauter

Clément Solym - 10.11.2008

Patrimoine et éducation - Scolarité France - ebooks - DRM - achat


Un sondage publié dans le forum de MobileRead auprès d'un très humble panel de participants, puisque l'on en compte moins de 180, et abordé sans logique ni rigueur scientifique. Bon, maintenant, il n'en reflète pas moins une certaine tendance, qui pointe du doigt le comportement des internautes disposant de quelques connaissances techniques.

Le noeud de la question était de déterminer la relation d'achat de livres électroniques et de la gestion des DRM. Et sans grand étonnement, la motion sous-jacente, J'aime pas les DRM apparaît en filigrane de la réponse majoritairement plébiscité. En effet, 49,42 % des répondants achètent des livres contenant des DRM, mais les enlèvent par la suite.

Ce genre de pratique est condamné par la loi en France, comme aux États-Unis. Aux plus grandes heures de la loi DADVSI, on frappait de 750 € d'amende, la simple détention d'« un dispositif (…) conçu ou spécialement adapté pour porter atteinte à une mesure technique efficace » (lire l'amendement 206). Alors, en faire usage, ma bonne dame...

De plus, contrairement à ce qu'on aurait pu attendre, seuls 20,35 % des internautes n'achètent pas de livres équipés de verrous. Enfin, 11,62 % achètent des livres en fonction de DRM particuliers, tels que Mobipocket ou ceux dédiés du Kindle. On considérera enfin les 8,72 % d'internautes qui mettent à profit les ressources prodiguées sur le net, en matière d'offre gratuite comme Project Gutenberg, Manybooks.net ou Feedbooks.

Globalement, donc, les DRM n'embarrèrent pas ceux qui savent les faire sauter ou les évincer des fichiers qu'ils achètent. Rappelons qu'outre-Atlantique, le Digital Millennium Copyright Act ou DMCA a la charge de faire respecter justement que les DRM ne soient pas dégoupillés et que les mesures de protection n'endurent pas les assauts des pirates...