Les jeunes au Canada moins bons en lecture

Clément Solym - 26.02.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - littératie - lecture - Canadiens


La littératie des jeunes Canadiens actuels montre une régression du niveau de compétence face à leurs aînés quand ils avaient le même âge, mais surtout à un niveau de scolarité équivalent. Une conclusion à laquelle David Green et Craig Riddell, chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique, parviennent dans leur étude : Compétences en littératie des Canadiens de tous âges : moins de Canadiens aux deux extrémités de l'échelle de rendement.

Encore et toujours la faute aux jeunes

Effectivement, le niveau de compétences en lecture diminue quand on arrête ses études, pourtant David Green analyse une autre situation : « Chez les gens du même âge et du même niveau d'éducation, il y a eu une détérioration au fil du temps. Prenons les personnes à la veille de prendre leur retraite. Quand elles avaient 25 ans, leur niveau de littératie était en moyenne 5% plus élevé que chez les jeunes de 25 ans d'aujourd'hui. »

Par ailleurs, le niveau entre les meilleurs et les moins bons s'amenuise : les uns régressent tandis que les autres progressent, la faute à une attention plus grande accordée aux élèves en difficulté. Une population plus scolarisée dans son ensemble avec plus de réussite dans le supérieur montre pour les chercheurs qui l'on se consacre bel et bien plus aux moins bons.

Littératie : l'aptitude à être fonctionnel en société

Concrètement, il ne s'agit pas que de simples difficultés en lecture, mais bien de déterminer si une personne est en mesure de se débrouiller seule au sein de la société. Et sur les cinq niveaux que compte l'évaluation déterminant le niveau de littératie, 16 % de la population active seraient considérés comme analphabète. Tout juste capable de commander une pizza en quelque sorte.

Pour les chercheurs, on ne saurait négliger trop longtemps ces informations : « Une personne qui a amélioré ses compétences dans ce domaine peut s’attendre à avoir de meilleures possibilités d’emploi se traduisant par des gains plus élevés, et donc à jouir d’un plus grand degré de bien-être », explique leur étude.

Une autre étude publiée l'an dernier avait montré, toujours au Canada que mieux lire et mieux écrire favorisait la réussite scolaire. Un comble !