Les lettres du jeune Barack Obama à sa petite amie entrent à la bibliothèque

Victor De Sepausy - 24.10.2017

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Le voyeurisme présidentiel ne connaîtra pas de limites, maintenant que les lettres qu’envoyait Barack Obama à sa petite amie, voilà 35 ans, sont publiées. La Rose Library de l’université Emory propose en effet de découvrir les confidences du 44e président des États-Unis, ses états d’âme... avant qu’il ne dirige les États-Unis d’Amérique.



Crédit Emory
 

 

Alors qu’il était au collège, Barack Obama, le président qui aime les livres et la lecture, ne manquait pas une occasion d’entretenir sa relation par courrier. « Quelles observations intelligentes puis-je glaner de ces deux premières semaines. Je traverse les labyrinthes, les couloirs, vois des visages familiers, choisis et abandonne des cours et des activités, fluctue entre la curiosité inextinguible et l’ennui pesant et inerte. »

 

La prose est déjà bien maîtrisée, le style ne manque pas de superbe : difficile de prédire que l’auteur de cet incipit ferait un bon président, mais assurément, il a quelque chose à faire avec les mots. On compte neuf lettres réunies dans la collection, durant la période de 1982 à 1984, quand Barack attaquait ses études à l’Occidental College de Californie.

 

Le jeune Barack, qui n’est pas encore le grand Obama, raconte avec justesse la vie que la plupart des étudiants, loin du domicile parental, peuvent découvrir en débutant une nouvelle année universitaire. 

 

Pour Rosemary Magee, directrice de la bibliothèque Rose, ces lettres « révèlent la recherche d’un jeune homme de sens et d’identité. Tout en étant intimes, au sens philosophique, elles montrent principalement cet étudiant qui se réconcilie avec lui-même et les autres ». 



Crédit Emory

 


Les lettres ainsi adressées à Alexandra McNear sont désormais pleinement intégrées à la collection des manuscrits dont dispose l’établissement. Consultables en version fac-similé, « elles serviront de source d’inspiration et de réconfort pour des personnes de tous âges et de tous milieux », poursuit Rosemary Magee.  

 

On y trouvera également ses premiers pas dans le monde du travail, alors qu’il est employé chez Business International – et qu’il ne montre aucune passion pour son emploi. En revanche, les références littéraires ne manquent pas, allant de William Butler Yeats et T.S. Eliot à Virginia Woolf et June Jordan...

 

On peut retrouver certains des courriers à cette adresse.