Les livres, source d'accès au savoir privilégiée : le web ne suffit pas

Cécile Mazin - 11.02.2016

Patrimoine et éducation - A l'international - Internet savoirs - connaissances lectures - livres Italie


Une étude de Censis et de l’Istituto Treccani s’est penchée sur l’accès aux informations, chez les Italiens : Internet, dans un monde super connecté, ou les livres ? Le questionnement semble binaire, mais nécessaire. La trasmissione della cultura nell’era digitale interroge donc les pratiques des utilisateurs et abouti à une conclusion simple : les livres restent les outils prioritaires.

 

 

 

Même Wikipedia, pourtant devenue une référence, ne semble pas faire le poids : moins d’un quart des Italiens se servirait de l’encyclopédie en ligne pour ses recherches. 80 % de la population lirait des romans, nouvelles ou poèmes et 70 % des essais et un peu moins des ouvrages universitaires. Mais ces résultats, bigarrés, montreraient avant tout que la relation de confiance à l’égard du livre est intacte. 

 

Avec une note spécifique : 8 Italiens sur 10 ne font pas confiance, ou peu, aux réseaux sociaux. 

 

Dans l’économie numérique, les résultats semblent presque surréalistes. En effet, 27,6 % des personnes interrogées estiment qu’internet est un outil de préservation et de transmission du savoir, mais 26,1 % considèrent que les bibliothèques jouent le même rôle. Enfin, 25,8 % estiment que l’école occupe également cette fonction. 

 

Par ailleurs, pour 7 personnes sur 10, le réseau web ne suffit pas : si l’on souhaite apprendre, considèrent-elles, il faut passer par les livres. Ainsi, seul un quart des répondants croit possible de rédiger un mémoire uniquement en s’appuyant sur ce qui existe sur la toile – et sans ouvrir un seul livre ni se rendre en bibliothèque. 

 

Ils sont plus de 50 % à penser que les ressources du web sont peut-être intéressantes, mais bien trop fractionnées pour être utilisables en l’état. Et dans tous les cas, il leur est difficile de distinguer ce qui peut être fiable et véritablement utile. 

 

Moralité : seuls 6,5 % des gens trouvent que le réseau dispose de tout ce qu’il faut, et ne ressentent pas le besoin d’aller chercher des compléments ailleurs.  (voir sur Censis)

 

 

  La transmission des savoirs : d'internet aux livres