Les masques mortuaires des auteurs, pour un funèbre carnaval

Antoine Oury - 15.05.2015

Patrimoine et éducation - Patrimoine - masques funéraires - auteurs - Princeton University


Photographies, tableaux, gravures nous montrent souvent, à de rares exceptions près, les auteurs et écrivains bien portants, sous leurs meilleurs atours. Quelques photographies d'auteurs sur leur lit de mort fournissent d'émouvants derniers instants, mais rien de mieux que quelques masques mortuaires pour saisir la paix éternelle.

 


Le dernier visage de Dante, à la Princeton University

 

 

L'histoire ne dit pas si les responsables de la collection s'amusent parfois à prendre la pose avec de célèbres visages, mais la Princeton University dispose d'une section réservée aux masques mortuaires de personnalités. Réalisés directement sur le cadavre, ils permettaient d'obtenir la trace la plus précise des traits d'un individu.

 

Cette pratique désuète, outre ses utilisations dans un cadre médical, permettait surtout de garder une image du disparu, loin de l'imagerie macabre que l'on imagine aujourd'hui. La collection de Laurence Hutton, à Princeton, rassemble des dizaines de visages connus, avec une expression qu'on leur connaît peu.

 

Dans l'ordre, on reconnaîtra donc avec plus ou moins de difficultés James Joyce, Goethe (visiblement réalisé de son vivant), Tolstoï et William Wordsworth. Ci-dessus, il s'agit bien entendu de Dante, le poète italien.