Les parlementaires québécois bien résolus à partager la lecture

Clément Solym - 30.06.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - fondation - cultures - partager


La fondation québécoise Cultures à partager a été créée en 1996 par l'ancienne députée de Chicoutimi (arrondissement urbain de Saguenay, Québec), Jeanne Blackburn. Elle a eu cette idée lors d'un voyage à Madagascar. Là-bas, elle a découvert une bibliothèque qui avait été créée par l'ex-ministre de la Culture Jacques Couture mais dont les étagères étaient vides.

À son retour de voyage, elle a décidé d'organiser une collecte de livres pour remplir ces étagères. Objectif, réunir 5 000 livres. L'opération a eu plus de succès prévu puisque 50 000 livres ont été collectés. Il a donc fallu les trier et les distribuer dans différents pays, c'est pourquoi la fondation a été créée.


L'année dernière, la Fondation des parlementaires québécois des Cultures à partager a amassé quelque 900 000 livres et pour l'année prochaine l'objectif est fixé à un million de livres.

Il existe trois centres de tri mais celui de la rue des Oblats n'est pas assez connu selon le député et président régional de la Fondation, Sylvain Gaudreault. Il a déclaré lors d'une conférence de presse : « Nous voulons faire connaître davantage notre service pour que gens sachent que leurs livres peuvent avoir une deuxième vie en atterrissant ici ».

Il avait invité à cette conférence le président de l'Assemblée nationale Richmond Yvon Vallières. Ce dernier a affirmé : « La Fondation Cultures à partager, qui a été fondée par l'ancienne députée péquiste de Chicoutimi Jeanne Blackburn, appartient aux parlementaires, peu importe les allégeances politiques. Je me suis laissé convaincre par Sylvain Gaudreault de venir ici afin d'encourager les bénévoles dans leur action.

Au Québec, nous avons des ordinateurs, des BlackBerry et tous les appareils électroniques possibles pour faire des lectures quotidiennes, mais ce n'est pas le cas pour les pays pauvres qui ont un grand besoin des livres pour des fins d'éducation et d'ouverture sur le monde
 ».