Les SMS complexes à déchiffrer mais ne menacent pas l'orthographe

Clément Solym - 11.12.2008

Patrimoine et éducation - Scolarité France - langage - SMS - texto


À Sydney, comme partout dans le monde, ce monde de communication a conquis les utilisateurs de portables : le SMS, et ses 160 signes disponibles pour la rédaction, a contraint à l'invention d'une langue nouvelle, restreinte, réduite, à la grammaire chancelante et l'orthographe atomisée.

Oui, mais ce n'est pas grave. Enfin, disons que l'on met plus de temps à les comprendre, du fait de la complexité des abréviations, mais qu'en somme, cette simplification ne ruine pas notre orthographe, selon une étude australienne. C'est la professeure Nenagh Kemp, qui a incité 55 étudiants de premier cycle à composer des textes en anglais puis en texto et ensuite à les lire à voix haute.

Si les premiers étaient lus assez rapidement, il a fallu s'y reprendre à deux fois concernant les SMS, et prendre deux fois plus de temps pour leur lecture. De plus, les erreurs de compréhension ont été plus nombreuses avec ces messages. « Il est plus rapide d'écrire en langage texto mais quand vous recevez le message, cela prend plus longtemps. En tant que lecteurs adultes, nous sommes coutumiers de phrases avec des mots entiers, aussi il est plus compliqué pour nous de les déchiffrer », expliquait la professeure à l'agence Reuters.

De plus, il conteste la croyance populaire qui veut que ces messages ne causent la ruine de l'orthographe. Selon elle, il s'agit surtout d'une technique économique d'expression, mais qui doit rester confinée à des espaces précis, et pas dans des essais ou des demandes d'emploi...