Les universités françaises partent en quête de reconnaissance

Clément Solym - 03.07.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - universités - françaises - reconnaissance


Le classement de Shangaï, paru en 2003, a brisé nombre de croyances. Il avait pour mérite, avec des critères certes discutables et discutés encore aujourd’hui, d’établir le palmarès des cinq cents meilleures universités dans le monde. En voyant que le premier établissement français n’arrivait qu’en 65ème position, une réaction s’imposait.

Une volonté affichée d’aller de l’avant :

La France veut dans un premier temps se doter de son propre système de classement. Le sénateur Joël Bourdin (UMP) a rendu public son rapport hier. Il analyse l’impact de ces palmarès mondiaux sur l’enseignement supérieur et propose des éléments pour construire une évaluation plus juste du niveau de chaque établissement.

Le classement de Shangaï repose essentiellement sur le nombre de prix Nobel et de médailles Fields obtenus, et sur le nombre d'articles publiés. Il a pour mérite de mettre en avant la recherche. Même s’il reste décrié, tout le monde lui accorde un certain crédit, si bien que Nicolas Sarkozy a demandé à Valérie Pécresse de « classer au moins deux établissements parmi les vingt premiers et dix parmi les mille ».

Le classement de Shangaï : décrié mais accepté

Les établissements eux-mêmes accordent aussi une certaine crédibilité aux résultats du palmarès. Quelque 71 % des sondés estiment que le palmarès de Shanghaï est globalement utile et 61 % des présidents d'université et directeurs de grande école souhaitent améliorer leur rang au sein de ce classement.

Créer un classement français et un palmarès européen :

L’idée proposéepar le sénateur UMP est de créer un portail internet qui rassemblerait plusieurs indicateurs utiles pour les étudiants, les chercheurs ou les entreprises. Ce site regrouperait des éléments factuels (statistiques, financements…) et des indicateurs d’opinion (relations professeurs-élèves…). A la lumière de ces critères, chacun pourrait effectuer son propre classement.

Souhaitant encore aller plus loin, le sénateur propose la création d’un classement européen des universités et la présidence française de l’Union européenne pourrait permettre la concrétisation de ce projet. Toutefois, reste à définir les critères qui permettront d’établir ce palmarès.