Les universités, grandes oubliées de la campagne présidentielle

Clément Solym - 23.03.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Université - Louis Vogel - Campagne présidentielle


Jeudi, la Conférence des présidents d'université (CPU) a regretté que les universités ne figurent pas « au cœur de la campagne », à l'occasion de la  présentation de ses vingt propositions aux candidats de la présidentielle.

 

« On sent que ce n'est pas le cœur de la campagne. C'est très ennuyeux », a déclaré le président de la CPU, Louis Vogel, qui est aussi président de l'université Paris-2 Panthéon-Assas.

 

 

 

Sans viser personne en particulier, la CPU juge que les politiques considèrent que la réforme des universités a été effectuée et fait partie du passé, ou bien qu'elle est une affaire universitaire.

« J'ai peur que les politiques ne prennent pas assez conscience de l'importance de l'université pour l'avenir du pays et l'ensemble de la société », a poursuivi Luis Vogel.

 

Mais la CPU a affiché des priorités : la poursuite de l'effort de rattrapage en matière de financement public, la réforme de l'aide sociale aux étudiants et l'adoption d'une « grande loi » sur l'accueil, le séjour et la première insertion professionnelle des étudiants étrangers.

 

Parmi ses propositions, la CPU a demandé à ce que les droits d'inscriptions continuent à être fixés nationalement, et que l'absence de sélection à l'entrée à l'université soit maintenu.

 

Elle souhaite également « une augmentation régulière de l'enveloppe globale nationale des moyens », impliquant une remise à niveau des universités les moins bien dotées et « pas de transfert de charges sans transfert de moyens », rapporte l'AFP. 

 

Pour lire les vingt propositions de la CPU, c'est ici.