Luc Chatel : septembre 2010 verra bien la réforme du lycée

Clément Solym - 26.08.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Chatel - réforme - lycée


Suite aux multiples pressions qu'il avait subies, que ce soit celles des lycéens plus décidés à parcourir les rues en clamant que sa réforme, il pouvait se la fourrer dans le casier, ou les enseignants, pas vraiment plus en liesse, Xavier Darcos avait promis : on reporte à 2010 les modifications qui devaient intervenir à la rentrée 2009.

Voeu pieu, que son successeur Luc Chatel entend bien poursuivre, et sur lequel il travaille déjà : selon lui « l'architecture du nouveau lycée » sera achevée dans le courant du mois de septembre 2009. Aucune raison donc de ne pas conserver les échéances prévues pour septembre 2010.

Et tout cela, en concertation avec les syndicats d'enseignants ou de lycéens autant qu'avec les parents d'élèves, assure le ministre. Ces derniers ont jusqu'au 1er septembre pour lui faire parvenir « une contribution écrite sur leurs accords ou désaccords ».

Cependant, deux choses nous sont apparues comme une révélation : la première provient de professeurs proches de la rédaction d'ActuaLitté. « Ce n'est pas que l'on préfère l'un ou l'autre, mais Darcos avait au moins une connaissance du milieu professoral : Chatel, qu'est-ce qu'il y connaît, lui ? », interrogent des enseignants.

D'autre part, comme nous avions pu le noter, la réforme de Darcos est déjà prévue pour certains établissements... à compter de septembre 2009. Des expérimentations pilotes seront en effet menées dans des classes de seconde. « À la demande du ministre de l'Éducation nationale, les recteurs d'académie viennent d'adresser aux chefs d'établissement un courrier les incitant à proposer la candidature de leur lycée à l'expérimentation dès la rentrée 2009 de certaines dispositions initialement prévues dans la réforme de la seconde » dévoilait Jacques Auxiette, président de la région Pays de Loire.

On sourira alors avec un rictus collé aux lèvres, en entendant le ministre promettre : « Il ne s'agit pas de réformer pour réformer, mais de rendre le lycée plus juste », pour qui l'intérêt de cette réforme est d'opérer une transition « d'un système d'orientation subi à un système choisi et réversible », précise-t-il au Monde.