Je vous propose aujourd’hui de relire quelques vers de Stéphane Mallarmé (1842-1898). Il s’agit du poème intitulé « L’Azur », extrait du recueil Poésies. Ce poème aux accents baudelairiens, inspiré d’Edgard Poe, exprime le découragement de l’artiste redoutant la stérilité poétique, et hanté par l’obsession de la beauté et de l’idéal.

Mallarmé, d’abord inspiré par Baudelaire et par l’esthétique parnassienne, porte à l’extrême leurs exigences de perfection. Pour lui, la mission du poète est de faire « figurer » l’absolu des choses. Maître du symbolisme, il se distingue des Parnassiens en affirmant que le symbole véritable, loin de se réduire à une seule interprétation, est inséparable du mystère.